Von der Leyen attribue aux États membres de l’Union européenne la responsabilité des sanctions contre les colonies israéliennes


Principaux renseignements

  • Ursula von der Leyen affirme que l’absence de restrictions commerciales concernant les colonies israéliennes résulte d’un manque de consensus entre les États membres de l’UE.
  • La Commission élabore actuellement un cadre juridique visant à interdire les importations en provenance des colonies illégales.
  • Les détracteurs politiques et les organisations de défense des droits de l’homme réclament des mesures plus énergiques pour faire face à la crise humanitaire à Gaza.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a défendu l’approche actuelle de la Commission face au conflit à Gaza. Elle a déclaré que la responsabilité de prendre des mesures supplémentaires incombait aux États membres de l’UE, et non à la Commission elle-même.

Lors d’une visite à Cork, qui coïncidait avec la présidence irlandaise du Conseil, von der Leyen a répondu à des questions concernant l’absence de progrès dans la limitation des échanges commerciaux avec les colonies israéliennes non reconnues. Ce sujet est de plus en plus sensible, alors que les actions israéliennes en Cisjordanie et à Gaza font l’objet d’une condamnation de plus en plus large.

Rôle des États membres

La présidente de la Commission a déclaré que le pouvoir de décision appartenait actuellement aux gouvernements nationaux. Il y a dix mois, la Commission a présenté une proposition visant à suspendre les avantages commerciaux prévus dans le cadre de l’accord d’association avec Israël. Cette proposition n’a pas été approuvée par le Conseil.

Tout en reconnaissant que des efforts considérables sont déployés, von der Leyen a déclaré que l’absence de consensus entre les États membres avait retardé la mise en œuvre d’une solution concrète.

Élaboration d’un cadre juridique

En réponse aux demandes de 11 États membres, la Commission prépare un cadre juridique visant à explorer la possibilité d’interdire les importations en provenance des colonies illégales. Ce document devrait être examiné lors d’une prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE.

Une vingtaine d’États membres seraient favorables à cette mesure, à condition que la base juridique soit solide. Les diplomates affirment toutefois qu’aucune majorité qualifiée n’a encore été atteinte.

Critiques

Malgré ces mesures, la Commission reste dans le collimateur des responsables politiques de gauche et des organisations de défense des droits de l’homme. Ceux-ci estiment que l’UE fait preuve d’une trop grande retenue à l’égard d’Israël, malgré la détérioration de la situation humanitaire à Gaza.

Von der Leyen a qualifié l’extension des colonies de peuplement en Cisjordanie de « totalement inacceptable » et a qualifié la violence des colons de « répugnante ». De telles actions compromettent la viabilité d’une solution à deux États, a-t-elle déclaré.

Appels à une action résolue

La ministre irlandaise des Affaires étrangères, Helen McEntee, a exhorté les gouvernements de l’UE à agir avec détermination. Ils doivent se prononcer sans délai dès que la Commission présentera les options juridiques, plus tard ce mois-ci. (lv)

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