Principaux renseignements
- La baisse des cours du pétrole a fait reculer l’inflation allemande à 2,4 pour cent en juin.
- Les marchés énergétiques européens se stabilisent à mesure que les tensions au Moyen-Orient s’apaisent.
- La Banque centrale européenne (BCE) maintient une approche prudente quant aux futures hausses des taux d’intérêt.
La baisse des cours mondiaux du pétrole a contribué à un recul de l’inflation allemande plus marqué que ne l’avaient prévu les analystes pour le mois de juin. Selon les données publiées mardi par l’Office national des statistiques (Destatis), le taux d’inflation de la première économie de la zone euro est tombé à 2,4 pour cent, dépassant les prévisions qui tablaient sur un recul à 2,5 pour cent et poursuivant ainsi la tendance à la baisse amorcée en mai, où il s’établissait à 2,7 pour cent.
Ralentissement généralisé en Europe
Ce ralentissement est observable dans d’autres grands pays européens. La France a connu une baisse particulièrement marquée, revenant à l’objectif de 2 pour cent fixé par la Banque centrale européenne, tandis que l’inflation en Italie s’est modérée à 3,1 pour cent, contredisant les prévisions qui tablaient sur une stabilité.
Le principal facteur à l’origine de ces évolutions est la stabilisation des marchés de l’énergie, à mesure que les tensions au Moyen-Orient s’apaisent, ce qui fait baisser le coût du carburant et d’autres matières premières qui avaient auparavant connu une flambée en raison de la guerre.
La BCE maintient une position prudente
Ces évolutions ont conduit certains investisseurs à se demander si de nouvelles hausses des taux d’intérêt étaient nécessaires cette année. Malgré cela, la Banque centrale européenne maintient une position prudente.
Lors d’un symposium à Sintra, au Portugal, l’économiste en chef Philip Lane a souligné la nécessité de rester vigilant, notant que les décideurs politiques devaient surveiller la manière dont les précédentes flambées des prix de l’énergie continuent d’influencer le coût des services et des denrées alimentaires. Il a insisté sur le fait que la banque prendrait ses décisions réunion par réunion plutôt que de s’engager sur une trajectoire spécifique.
Perspectives concernant les données de la zone euro
De même, le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a averti que l’impact du choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient se fait toujours sentir dans l’ensemble du système économique.
Alors que la zone euro s’apprête à publier mercredi ses propres chiffres de l’inflation pour le mois de juin, les experts anticipent une légère baisse de 3,2 pour cent à 3 pour cent, et s’attendent à ce que l’inflation sous-jacente — qui exclut les coûts volatils des denrées alimentaires et de l’énergie — recule également.
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(ns)

