Principaux renseignements
- Le gouvernement américain annoncera qu’il a décidé de ne pas renouveler l’Accord entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (USMCA).
- Washington exige des règles d’approvisionnement régional plus strictes afin de bloquer les importations chinoises et de stimuler l’industrie manufacturière américaine.
- Les tensions diplomatiques excluent le Canada des négociations bilatérales clés.
L’administration américaine devrait annoncer officiellement ce mercredi sa décision de ne pas prolonger l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (USMCA). Cette mesure marque le début d’un compte à rebours de dix ans menant à la dissolution finale de la zone de libre-échange nord-américaine, qui existe depuis plus de trois décennies.
Exigences
Malgré cette étape procédurale, les tensions sous-jacentes concernant l’avenir de l’accord persistent. Washington fait pression pour obtenir des modifications rigoureuses, exigeant notamment des niveaux plus élevés de composants régionaux et fabriqués aux États-Unis dans la construction automobile. De plus, les États-Unis réclament des protections plus solides pour empêcher les produits chinois de profiter des avantages de l’accord commercial.
Sommets
Les représentants commerciaux des trois pays doivent se réunir mercredi lors d’un sommet virtuel afin de se prononcer sur une éventuelle prolongation de 16 ans. Jamieson Greer, le représentant américain au commerce, a déjà prévu de nouvelles discussions avec le Mexique pour fin juillet.
Selon des experts juridiques, même si les États-Unis devraient refuser la prolongation le 1er juillet, il n’est pas certain que l’administration précise publiquement ses exigences spécifiques.
Cycle de révision
Si les parties ne parviennent pas à s’entendre sur des amendements, l’USMCA entrera dans une période d’incertitude, marquée par des révisions annuelles pendant une décennie jusqu’à son expiration définitive le 1er juillet 2036.
Ce cycle de révision est distinct d’une clause de résiliation distincte, qui permet à l’un des trois dirigeants de retirer son pays de l’accord dans un délai de six mois.
Préférences tarifaires
Alors que le président Trump avait initialement salué l’accord de 2020 comme un modèle d’équité, son point de vue a évolué à mesure que le déficit commercial des États-Unis avec le Mexique s’aggravait. Cette évolution économique s’explique en partie par le transfert des activités des entreprises depuis la Chine afin d’éviter des droits de douane élevés.
En conséquence, Trump a exprimé sa préférence pour l’application de droits de douane élevés sur l’aluminium, l’acier et les automobiles canadiens et mexicains plutôt que pour le renouvellement de l’accord.
Relations tendues avec le Canada
Les efforts diplomatiques actuels montrent que les États-Unis se concentrent sur des pourparlers bilatéraux avec le Mexique, tout en excluant le Canada. Cette exclusion découle de divers différends, notamment les restrictions canadiennes sur les importations de produits laitiers et les restrictions provinciales sur les spiritueux américains.
Bien que Greer maintienne le contact avec le ministre canadien du Commerce, Dominic LeBlanc, aucun calendrier de négociation officiel n’a été fixé pour le Canada.
(at)
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