Principaux renseignements
- Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, se rend à la Maison Blanche à la veille du sommet de l’OTAN à Ankara afin d’apaiser les tensions avec Trump.
- Les États-Unis accentuent la pression sur leurs alliés en exigeant qu’ils consacrent 5 pour cent de leur PIB à la défense d’ici 2035.
- Dans le même temps, des réductions d’effectifs et des sanctions financières menacent en raison des tensions persistantes concernant la coopération dans le conflit iranien et les contributions à l’OTAN.
Afin d’apaiser les tensions diplomatiques avant un sommet décisif prévu en juillet, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, se rend aujourd’hui à la Maison Blanche pour s’entretenir avec le président Donald Trump. Cette rencontre vise à apaiser la frustration du dirigeant américain face au manque de soutien européen dans le conflit avec l’Iran.
Pour amadouer Trump, Rutte a l’intention de présenter des données mettant en avant des dépenses de défense sans précédent au sein de l’Alliance, en présentant ces augmentations comme le résultat direct du leadership de Trump. La présentation mettrait notamment l’accent sur les retombées positives pour l’économie américaine de l’augmentation des achats d’équipements de défense par le Canada et les pays européens.
Objectifs de l’OTAN
Rutte, connu pour son tact et son utilisation stratégique des éloges, s’efforce de maintenir de bonnes relations avec le président. Lors d’une récente réunion des ministres de la Défense à Bruxelles, Rutte a salué la hausse historique des dépenses parmi les alliés, soulignant une augmentation en termes réels de plus de 90 milliards de dollars (environ 80 milliards d’euros), tout en admettant que certains pays devaient encore faire davantage.
Ces discussions servent de prélude au sommet annuel qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet, où les dirigeants accorderont la priorité à la sécurité de l’Arctique et de l’Europe ainsi qu’à l’expansion de la production militaire. Les États-Unis cherchent tout particulièrement à obtenir des membres qu’ils s’engagent à atteindre un objectif de dépenses de défense de 5 pour cent du PIB d’ici 2035.
Débat sur le soutien militaire dans le conflit avec l’Iran
Les tensions restent vives, le président Trump ayant menacé de suspendre l’aide militaire aux pays qui ont refusé de participer à la guerre contre l’Iran. Il a fait part de son agacement face au refus des alliés de contribuer à des objectifs spécifiques, alors même que les États-Unis investissent massivement dans leur sécurité.
Ces frictions trouvent leur origine dans des cas où des pays européens ont restreint l’accès des forces armées américaines à leurs bases et à leur espace aérien au début de la campagne contre l’Iran. En réponse, le Pentagone a commencé à réduire la présence américaine à long terme dans la région, notamment en retirant 5 000 soldats d’Allemagne à la suite des remarques critiques du chancelier Frédéric Merz.
Réduction des effectifs militaires en Europe
Ces tensions se reflètent également dans les propos du secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, qui a récemment qualifié d’« honteuse » l’inaction de 31 alliés de l’OTAN.
Hegseth a lancé un audit de six mois des forces américaines en Europe, qui devrait déboucher sur d’importantes réductions d’effectifs, et a suggéré de retenir le financement du budget de l’OTAN à titre de sanction pour le sous-paiement des contributions.
(at)
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