Principaux renseignements
- Au Royaume-Uni, les membres de la génération Z gagnent, au début de leur carrière, nettement plus que ne le faisaient les millennials à l’époque.
- Les hausses du salaire minimum ont entraîné la plus forte croissance salariale pour les plus modestes.
De nouvelles données publiées par la Resolution Foundation montrent qu’au Royaume-Uni, la génération Z connaît une reprise financière au début de sa carrière et gagne davantage que les millenials au même âge.
Les personnes nées entre 1997 et 2012 bénéficient d’une légère augmentation de leurs salaires, marquant ainsi un tournant par rapport aux difficultés économiques rencontrées par la génération qui les a précédées.
Contraste entre les générations en matière de richesse
Les millennials, nés du début des années 1980 au milieu des années 1990, ont été la première tranche d’âge à connaître une baisse de leur revenu disponible par rapport à leurs prédécesseurs. Ce recul a été largement attribué à la crise économique de 2008 et à une longue période de stagnation de la croissance salariale qui a entravé le démarrage de leur carrière.
Charlie McCurdy, économiste senior à la fondation, a fait remarquer que, alors que l’on craignait largement que la stagnation économique des millennials ne persiste pour la génération Z, les plus âgés de cette cohorte plus jeune ont en réalité connu une légère hausse salariale.
Hausse des salaires est la plus forte chez les plus faibles revenus
Cette croissance est particulièrement visible chez les groupes aux revenus les plus faibles. Grâce aux hausses du salaire minimum intervenues depuis 2016, les 10 pour cent les plus pauvres ont vu leur salaire réel augmenter de 36 pour cent entre 2012 et 2025.
De plus, les salariés âgés de 22 à 29 ans percevant un salaire médian ont vu leur salaire horaire augmenter de 15 pour cent, enregistrant ainsi une progression supérieure à celle de l’ensemble de la population active (11 pour cent) et à celle des trentenaires (4 pour cent).
Stabilité économique
Malgré ces progrès, le rapport met en garde contre la fragilité de cette tendance positive. L’instabilité économique provoquée par les conflits au Moyen-Orient, combinée à la hausse des coûts et au ralentissement de la croissance, menace de faire reculer les salaires réels.
Risque d’une « génération perdue » chez les jeunes
L’étude met également en lumière un enjeu social crucial : le nombre croissant de « NEET » – ces jeunes âgés de 16 à 24 ans qui ne sont ni scolarisés, ni employés, ni en formation. Avec environ 1 million de personnes appartenant actuellement à cette catégorie, l’ancien ministre Alan Milburn a averti que ce chiffre pourrait grimper à 1,25 million d’ici le début des années 2030 sans intervention du gouvernement.
La Resolution Foundation a souligné que, pour de nombreux membres de la génération Z, l’évolution professionnelle n’a jamais commencé, exhortant le gouvernement à faire de la crise des NEET une priorité afin d’éviter l’émergence d’une « génération perdue ».
(at)
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