La Chine durcit sa politique de représailles contre les États-Unis en élargissant la liste noire des entreprises


Principaux renseignements

  • La Chine a exclu dix entreprises américaines de l’importation de biens à double usage.
  • Les agences d’État interdisent désormais tout achat auprès de 46 géants industriels américains.
  • Pékin justifie les mesures de rétorsion comme une réponse à la liste noire du Pentagone.

Dans le but d’intensifier sa riposte aux tensions commerciales et technologiques actuelles avec les États-Unis, Pékin a élargi lundi son registre de contrôle des exportations pour y inclure dix entreprises américaines supplémentaires. Selon les déclarations officielles, cette directive interdit aux exportateurs chinois de livrer des biens à double usage – c’est-à-dire des produits pouvant avoir une application à la fois commerciale et militaire – à ces entités spécifiques.

Liste mise à jour

La liste noire mise à jour comprend des entreprises telles que MP Materials, USA Rare Earth, Oshkosh Defense, L3Harris Maritime Services, Aveox, Red Cat Holdings et Teal Drones. Si certaines de ces organisations sont spécialisées dans la sécurité, les drones et la défense, d’autres s’attachent à mettre en place des sources d’approvisionnement américaines pour les aimants et les éléments de terres rares, un marché actuellement dominé par la Chine.

Interdictions d’achat visant les géants industriels

Dans le cadre d’une mesure parallèle, le ministère chinois des Finances a interdit aux organismes publics d’acquérir des biens auprès de 46 entreprises américaines. Cette interdiction vise d’importants sous-traitants du secteur de la défense et des géants industriels, notamment Boeing, Raytheon et Lockheed Martin.

Mesures de rétorsion

Un représentant du ministère du Commerce a indiqué que ces mesures de rétorsion faisaient suite à une annonce du Pentagone datée du 8 juin. Dans cette mise à jour, le département américain de la Défense avait identifié 188 entreprises chinoises et organisations associées, telles que le constructeur de véhicules électriques BYD et le géant de l’Internet Alibaba, comme étant liées à l’armée chinoise.

Évoquant la situation à Pékin, le vice-Premier ministre Ding Xuexiang a dénoncé la tendance de certains pays à justifier des barrières commerciales sous prétexte de sécurité nationale. Il a fait valoir que de telles tactiques exacerbaient l’instabilité géopolitique, favorisaient le protectionnisme et menaçaient de fracturer les chaînes d’approvisionnement internationales. Ding a souligné la nécessité d’un engagement diplomatique pour garantir que les relations économiques et commerciales ne soient pas utilisées comme arme à des fins de pression politique.

(at)

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