Bart De Wever et d’autres dirigeants européens signent une lettre en faveur de la création de centres de rapatriement hors de l’UE pour les migrants expulsés


Principaux renseignements

  • Dix-neuf dirigeants européens, dont le Premier ministre belge Bart De Wever, réclament la création rapide de centres de retour pour migrants en dehors de l’UE.
  • Le fonctionnement de ces structures s’inspire des centres de traitement italiens situés en Albanie.
  • Les signataires exhortent la Commission européenne à apporter un soutien financier et politique essentiel.

Le Premier ministre Bart De Wever s’est joint à 18 autres chefs d’État et de gouvernement européens pour approuver une lettre appelant à la mise en place rapide de « centres de retour » situés en dehors de l’Union européenne. Cette initiative collective vise à établir, dans des pays tiers, des structures destinées aux migrants qui ne disposent pas de droits de séjour légaux au sein de l’Union.

Un cadre pour l’externalisation

Cette initiative fait suite à un récent règlement du Parlement européen qui fournit un cadre juridique permettant aux États membres de négocier la création de ces centres avec des pays tiers.

Les signataires, parmi lesquels figurent des dirigeants de Pologne, de Grèce, de Hongrie, d’Autriche et des Pays-Bas, soulignent l’urgence d’obtenir des résultats concrets qui profitent à leurs citoyens grâce à des solutions externalisées.

Le modèle albanais comme référence

Portée par le Danemark et l’Italie, la proposition s’inspire de l’accord controversé conclu par l’Italie avec l’Albanie, où des centres ont été construits pour héberger les migrants interceptés en mer pendant le traitement de leur demande d’asile ou l’organisation de leur expulsion.

La lettre indique que plusieurs autres pays étudient actuellement des modèles similaires afin de concrétiser cette vision.

Divisions au sein de l’Europe

En outre, le groupe exhorte la Commission européenne à apporter un soutien tant politique que financier à ces projets, en suggérant de recourir à des fonds provenant du budget de l’UE.

Malgré le large soutien de dix-neuf dirigeants, on note des absences notables, notamment celles de la France et de l’Espagne, qui restent critiques à l’égard de ce concept, ainsi que de l’Allemagne, qui s’est abstenue de signer bien qu’elle soutienne le règlement sous-jacent. (fc)

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