Principaux renseignements
- Le Parlement flamand a approuvé des coupes budgétaires dans les bourses d’études.
- Les nouvelles règles d’éligibilité limitent l’aide aux étudiants de moins de 30 ans qui totalisent au moins 54 crédits.
- Les organisations universitaires préviennent que les réductions pourraient faire baisser les taux d’inscription et de réussite.
Le Parlement flamand a officiellement approuvé une réduction budgétaire controversée visant les bourses d’études. Malgré des mois de contestations et plusieurs reports, la mesure a désormais franchi son dernier obstacle législatif.
Zuhal Demir (N-VA), ministre flamande de l’Éducation, a fait valoir que ces ajustements sont essentiels pour garantir la viabilité et la pérennité à long terme du système d’aide financière en Flandre.
Réductions budgétaires
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement flamand visant à réduire les dépenses consacrées à l’enseignement supérieur de près de 85 millions d’euros. Plus précisément, un décret présenté par la ministre Demir représente 34 millions d’euros de ces économies et met en œuvre des changements importants pour les bénéficiaires de bourses.
À compter de l’année universitaire 2026-2027, l’éligibilité à l’aide financière sera réservée aux étudiants âgés de moins de 30 ans. De plus, les bénéficiaires devront maintenir une charge de travail minimale de 54 crédits pour pouvoir prétendre à cette aide, bien que des dispositions spéciales soient maintenues pour certaines catégories, telles que les étudiants en situation de handicap, les aidants et les étudiants exerçant une activité professionnelle.
Tollé général
Cette proposition a suscité un vif débat. Ses partisans affirment que la réforme rend le système plus ciblé et plus responsable sur le plan budgétaire. À l’inverse, des organisations telles que l’Association flamande des étudiants (VVS), le Conseil flamand des universités (VLIR) et le Conseil flamand de l’enseignement supérieur (VLHORA) mettent en garde contre le fait que ces coupes budgétaires pourraient s’avérer contre-productives, entraînant potentiellement une baisse des inscriptions et des taux de réussite.
Ces inquiétudes se sont traduites par des manifestations de rue dans différentes villes et par la présence d’étudiants dans la tribune publique du Parlement lors du vote final.
Un vote parlementaire divisé
L’adoption définitive a été obtenue à l’issue d’un vote qui s’est largement divisé selon les lignes partisanes. La coalition au pouvoir – composée de la N-VA, du cd&v et de Vooruit – ainsi que le député indépendant Maurits Vande Reyde ont voté pour. Ils ont été contrés par un bloc comprenant Groen, le PVDA, le Vlaams Belang, Anders et Team Fouad Ahidar.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

