Equinor commence la quatrième phase de forages qui doit donner un coup de pouce à la production pétrolière en Norvège


Principaux renseignements

  • Equinor lance la quatrième phase de développement du gisement de Johan Sverdrup.
  • Les raccordements sous-marins permettront d’extraire 20 à 30 millions de barils tout en minimisant les émissions.
  • Ces efforts contribuent à stabiliser la sécurité énergétique européenne en compensant le déclin naturel de la production.

Equinor et ses partenaires se préparent à la quatrième phase de développement du champ de Johan Sverdrup. Ils le rapportent dans le site web d’Equinor. Ce développement est un actif essentiel pour l’industrie pétrolière norvégienne et la sécurité énergétique européenne. Cette initiative vise à exploiter les nouveaux volumes de pétrole identifiés dans les zones de Geitungen et de Tonjer. Il s’agit des forages d’évaluation récents, comprenant deux puits et un forage dévié. Ils ont permis de préciser le potentiel de la région de Tonjer, située à l’extrémité nord de la terrasse de Geitungen.

Estimations des ressources

Les ressources prévisionnelles pour ces zones combinées sont estimées entre 20 et 30 millions de barils équivalent pétrole. Ces chiffres sont modestes par rapport à la taille totale du gisement. Cependant, le projet revêt une importance stratégique capitale.

En mettant en place un raccordement sous-marin aux infrastructures existantes, les opérateurs visent à minimiser les coûts et les émissions tout en raccourcissant le délai entre la décision finale d’investissement et le début de la production, provisoirement prévu pour 2029.

Sécurité énergétique européenne

Johan Sverdrup est une pierre angulaire du plateau continental norvégien, produisant environ 755 000 barils par jour et représentant environ un tiers de la production totale du pays. Dans le sillage de la diversification énergétique de l’Europe vis-à-vis de la Russie, ce gisement est devenu une source essentielle de pétrole brut pour les raffineries du continent.

La phase 4 vise non seulement à augmenter le volume de production, mais aussi à compenser le déclin naturel de celle-ci. Ainsi, le gisement reste un fournisseur stable et fiable dans un avenir prévisible.

Maximiser la valeur grâce aux infrastructures

Cette approche reflète une tendance plus large dans les secteurs offshore norvégiens, où l’accent est désormais mis sur l’optimisation de la durée de vie des actifs existants grâce à des forages d’intercalation et à des techniques de récupération améliorées, plutôt que sur la recherche de nouvelles découvertes géantes.

Cette stratégie permet au partenariat, composé d’Equinor (42,62 pour cent), d’Aker BP (31,57 pour cent), de Petoro (17,36 pour cent) et de TotalEnergies (8,44 pour cent), de tirer le maximum de valeur d’une infrastructure de classe mondiale.

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