Les Libéraux-démocrates réclament le retour du Royaume-Uni au marché unique européen par le biais de l’Association européenne de libre-échange


Principaux renseignements

  • Les Libéraux-démocrates exhortent le Royaume-Uni à réintégrer le marché unique européen en s’inspirant du modèle de l’AELE.
  • Ce changement de stratégie vise à compenser 90 milliards de livres sterling de pertes annuelles et à remédier à la pénurie de main-d’œuvre.
  • Les responsables européens exigent le respect total des règles de l’Union, y compris la libre circulation, pour toute réintégration.

Les Libéraux-démocrates intensifient leurs efforts pour que le Royaume-Uni réintègre le marché unique européen. Ils critiquent l’approche actuelle du Parti travailliste qu’ils jugent trop prudente et stagnante. Dans un discours à venir, Ed Davey a l’intention de faire pression sur la future direction du Parti travailliste pour qu’elle abandonne les restrictions existantes concernant l’union douanière et le marché unique. Il affirme que ces « lignes rouges » entravent le progrès national et profitent involontairement aux factions politiques de droite telles que Reform UK. The Guardian rapporte ça.

Via l’AELE

Davey propose un retour stratégique au marché unique via l’Association européenne de libre-échange (AELE). C’est à l’instar des modèles utilisés par l’Islande et la Norvège. Ce plan vise à éliminer les obstacles au commerce et à atténuer les répercussions économiques du Brexit, qui, selon lui, coûtent à la nation environ 90 milliards de livres sterling par an.

Cette voie nécessite le rétablissement de la libre circulation. C’est un point susceptible de susciter des conflits avec les conservateurs et Reform UK. Cependant, Libéraux-démocrates estiment qu’elle permettrait de résoudre les pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs des services sociaux, de l’agriculture et de l’hôtellerie-restauration.

Renforcement de la sécurité européenne

Au-delà des questions économiques, le parti plaide en faveur d’un partenariat de sécurité remanié avec l’Europe. Cela inclut la création d’un conseil de sécurité européen et un effort coordonné de réarmement visant à renforcer les capacités de l’OTAN. Il s’agit de l’instabilité concernant les États-Unis et des menaces émanant de la Russie. Les stratèges du parti estiment que la puissance militaire du Royaume-Uni pourrait constituer un atout précieux pour négocier des conditions plus favorables avec Bruxelles.

Ferme position de l’UE sur les conditions de réintégration

Cependant, les responsables européens restent fermes quant aux conditions de réintégration. L’ancien président du Conseil européen, Charles Michel, a affirmé que le marché unique n’était « pas à vendre ». Il rejette l’idée que le Royaume-Uni puisse bénéficier des avantages commerciaux sans accepter les contraintes associées, telles que la libre circulation des personnes.

Michel ait indiqué que l’UE accueillerait favorablement un débat national sérieux sur la réintégration. Cependant, il a souligné que l’intégrité des règles de l’Union ne pouvait être compromise. (mv)(fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus