Les États-Unis vont réduire leurs effectifs militaires et leur puissance aérienne en Europe


Principaux renseignements

  • Les États-Unis ont l’intention de réduire considérablement leurs effectifs militaires et leurs capacités d’attaque en profondeur en Europe.
  • Ce retrait stratégique oblige les alliés de l’OTAN à combler des lacunes critiques en matière de sécurité.
  • L’instabilité politique et les différends financiers sapent la fiabilité des États-Unis en tant que garant de la sécurité.

Washington s’apprête à réduire considérablement les moyens militaires qu’il affecte à la défense européenne en cas d’urgence. Selon des informations du New York Times et de TVP World, les États-Unis ont l’intention de réduire leur flotte de chasseurs F-15E et F-16 de 150 à 100 appareils. De plus, les États-Unis retireront un porte-avions, un sous-marin capable de lancer des missiles, ainsi que les différents navires de guerre et aéronefs qui soutiennent les opérations des porte-avions.

Réduction des moyens logistiques et de renseignement

L’ampleur de ces coupes s’étend au soutien logistique et au renseignement. Le nombre d’avions de reconnaissance affectés à la région passera de 26 à 15, et les huit avions de ravitaillement précédemment destinés à l’Europe seront retirés. De plus, l’un des deux groupes de bombardiers affectés à la protection du continent devrait être réaffecté.

Ces mesures vont dans le sens des conclusions précédentes selon lesquelles les États-Unis pourraient réduire de 50 pour cent leurs capacités de frappe en profondeur dans la région, Washington attendant de ses partenaires européens qu’ils proposent des solutions pour combler ces lacunes en matière de sécurité d’ici juillet.

Sécurité européenne

Ce changement stratégique fait suite à une période d’instabilité sous la présidence de Donald Trump, dont les messages contradictoires concernant la présence militaire américaine en Europe ont soulevé des questions quant à la fiabilité des États-Unis en tant que garant de la sécurité.

Pendant des décennies, la sécurité européenne s’est appuyée sur les promesses américaines, mais cette relation est actuellement mise à rude épreuve en raison des tensions entre les États-Unis et leurs partenaires de l’OTAN.

Pression sur les alliés de l’OTAN

Le président Trump a fréquemment critiqué les membres de l’OTAN pour ne pas investir suffisamment dans leur propre défense, arguant qu’ils dépendent trop des États-Unis. Ses frustrations se sont traduites par des menaces de sortie de l’alliance, notamment à la suite de désaccords sur l’implication européenne dans les conflits au Moyen-Orient. Une instabilité supplémentaire est apparue plus tôt cette année lorsque le président a suggéré d’annexer le Groenland, un territoire appartenant au Danemark, autre membre de l’OTAN.

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