Principaux renseignements
- Les investisseurs internationaux se débarrassent de milliards de dollars d’actions sud-coréennes en raison d’un rééquilibrage mécanique de leurs portefeuilles.
- Les investisseurs particuliers nationaux comblent ce déficit de capitaux par de nouveaux investissements massifs.
- Goldman Sachs reste optimiste et prévoit que l’indice sud-coréen Kospi atteindra les 12 000 points d’ici douze mois.
Bien que le Kospi ait enregistré l’une des plus fortes croissances mondiales depuis le début de l’année, les investisseurs internationaux se sont débarrassés de milliards de dollars d’actions sud-coréennes. Les données récentes de la Bourse de Corée, selon un article de CNBC, soulignent cette tendance, montrant que les traders étrangers ont liquidé environ 1,24 billion de wons (environ 700 millions d’euros) d’actions lundi matin. L’analyse de Goldman Sachs indique que ces sorties de capitaux ont été particulièrement concentrées dans les secteurs de l’automobile et de la technologie.
Les mécanismes de la vente forcée
Les experts du marché suggèrent que ce désinvestissement ne reflète pas une détérioration des fondamentaux économiques, mais résulte plutôt de la hausse rapide du marché lui-même. Selon Chetan Seth, stratège actions Asie-Pacifique chez Nomura, une grande partie de cette activité relève de la « vente forcée ».
La valeur des actions coréennes ayant augmenté si fortement, leur part au sein des indices des marchés émergents et mondiaux s’est accrue. Pour se conformer aux protocoles de gestion des risques et aux contraintes de portefeuille, les gestionnaires de fonds actifs sont tenus de réduire leurs positions.
Contraintes réglementaires
Cette pression structurelle est encore compliquée par les plafonds réglementaires imposés aux pourcentages de détention de certaines sociétés, que certains investisseurs ont désormais atteints en raison de la flambée des cours des plus grandes entreprises coréennes.
Cette tendance rappelle la dynamique de marché observée précédemment en Inde, où le niveau élevé de l’activité des investisseurs particuliers nationaux a fini par supplanter les capitaux étrangers. Certains traders internationaux pourraient désormais marquer une pause pour attendre une correction du marché afin de trouver des prix d’entrée plus attractifs.
Les investisseurs nationaux comblent le vide
Alors que les capitaux étrangers se sont retirés – Goldman Sachs estime les sorties de capitaux à environ 62 milliards de dollars (54 milliards d’euros) jusqu’en mai –, les acheteurs nationaux ont pris le relais pour combler le vide. On estime que 70 milliards de dollars (60 milliards d’euros) ont été injectés par des investisseurs particuliers, soutenus par une forte augmentation du nombre de nouveaux comptes-titres.
De plus, une partie des ventes s’explique par la volonté de réduire la concentration des risques, le rebond général s’étant fortement appuyé sur les performances de SK Hynix et de Samsung Electronics.
Perspectives positives à long terme
Malgré ces sorties de capitaux, les perspectives à long terme pour la région restent positives. Les analystes soulignent que les ventes actuelles sont de nature mécanique plutôt qu’elles ne traduisent un manque de confiance dans l’économie coréenne. À l’appui de ce sentiment optimiste, Goldman Sachs a récemment relevé ses prévisions à 12 mois pour le Kospi à 12 000 points, suggérant une croissance potentielle de 37 pour cent.
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