Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni a sanctionné le réseau cryptographique A7 afin de bloquer le financement de l’armée russe.
- Ces mesures visent 18 personnes et entités qui contournent les restrictions internationales.
- Les pressions économiques ont coûté environ 450 milliards de dollars (385 milliards d’euros) à la machine de guerre russe.
Afin de perturber les systèmes financiers soutenant les opérations militaires de Moscou en Ukraine, le Royaume-Uni a mis en place une nouvelle série de sanctions ciblant les infrastructures d’actifs numériques et les services de paiement russes. Ces mesures visent à bloquer les voies utilisées par le Kremlin pour contourner les restrictions internationales et obtenir des fonds pour financer le conflit.
Cibler le réseau crypto A7
Le gouvernement britannique cible spécifiquement le réseau crypto A7, qui, selon les responsables, joue un rôle essentiel dans la gestion des paiements liés aux livraisons de pétrole russe et dans la stabilisation de l’économie en temps de guerre.
Des rapports suggèrent qu’A7 a utilisé des canaux financiers au Kirghizistan pour transférer des cryptomonnaies, avec un flux estimé à 90 milliards de dollars (77 milliards d’euros) transitant par le système en 2025. Ce chiffre représente environ 50 pour cent du budget annuel de la défense de la Russie.
Sanctions à l’encontre de dix-huit personnes et entités
La ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a souligné que le Royaume-Uni s’engageait à éliminer les canaux financiers qui alimentent l’agression de Vladimir Poutine, affirmant que ceux qui aident la Russie ne trouveront aucun refuge. Cette dernière mesure comprend des sanctions à l’encontre de quatre personnes physiques et de 14 personnes morales.
Parmi les entités mises sur liste noire figurent la plateforme P2P Bitpapa, le réseau de paiement Rapira et la plateforme d’échange de cryptomonnaies EXMO. En outre, une entité liée à HTX (anciennement Huobi) et la Banque d’épargne eurasienne au Kirghizistan ont été visées.
Combler les failles financières mondiales
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de stratégies occidentales plus larges visant à combler les failles du système bancaire non traditionnel. Par exemple, le train de sanctions adopté en avril par l’Union européenne a également restreint les services liés à l’A7, interdit certaines plateformes cryptographiques russes et ciblé un stablecoin indexé sur le rouble.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, le Royaume-Uni a sanctionné plus de 3 300 entités et personnes. Les responsables britanniques estiment que ces pressions économiques combinées ont coûté à l’économie de guerre russe environ 450 milliards de dollars, une somme qu’ils calculent comme équivalente à quatre ans de financement militaire. (fc)
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