Principaux renseignements
- La France est à la tête d’une coalition qui exhorte l’UE à adopter des mesures de défense commerciale agressives contre la Chine.
- Les mécanismes proposés comprennent des hausses de droits de douane et des restrictions visant à protéger les industries stratégiques et la sécurité nationale.
- L’Allemagne et la Pologne s’opposent à ces mesures, ce qui accentue les divisions internes au sein de l’UE concernant la stratégie commerciale.
Une coalition de pays européens, menée par la France, exhorte l’Union européenne à adopter une stratégie commerciale plus offensive afin de protéger ses industries de la concurrence chinoise. Cette initiative prend la forme d’un document d’orientation transmis à Euractiv.
Mécanismes de défense commerciale proposés
Le groupe, qui comprend l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et la Lituanie, fait valoir que le cadre mondial du commerce équitable est mis à mal par des pratiques déloyales et l’influence de divers acteurs internationaux. Pour lutter contre cela, ils suggèrent la création d’un mécanisme de défense commerciale complet et multi-sectoriel.
Cet outil permettrait à l’UE de protéger les fabricants locaux en introduisant des hausses de droits de douane ou des restrictions quantitatives (TRQ) lorsque la sécurité nationale est menacée, comme dans le cas de la domination chinoise sur les minéraux rares essentiels.
Déficit commercial de 360 milliards d’euros
L’urgence de ces mesures est soulignée par le déséquilibre économique croissant de l’UE avec Pékin ; en 2025, le déficit commercial avait grimpé à 360 milliards d’euros, soit une augmentation de 20 pour cent par rapport à l’année précédente.
Le président Emmanuel Macron a spécifiquement plaidé en faveur de mesures de sauvegarde similaires aux droits de douane de la « Section 301 » des États-Unis, que Washington a utilisés pour pénaliser les importations d’acier chinois en raison du vol de propriété intellectuelle.
Divisions internes au sein de l’UE
Cependant, cette proposition n’a pas fait l’objet d’un consensus total parmi les États membres. Alors que la France fait pression pour que ces barrières protectrices soutiennent un secteur affaibli par les pénuries d’énergie et la pandémie, des grandes puissances comme l’Allemagne et la Pologne ont refusé de soutenir l’initiative menée par la France, soulignant les frictions persistantes entre Paris et Berlin sur la manière de gérer les relations commerciales avec la Chine. (fc)
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