Principaux renseignements
- La hausse des prix du pétrole brut suscite des anticipations de hausses de taux d’intérêt plus agressives.
- Les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran font grimper les coûts de l’énergie.
- Les banques centrales européennes doivent intervenir pour lutter contre la résurgence des risques d’inflation.
La hausse des coûts du pétrole brut a conduit les investisseurs à anticiper des hausses de taux d’intérêt plus agressives de la part de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre, alors que les craintes d’inflation refont surface.
Évolution des anticipations du marché
Les acteurs du marché anticipent désormais pleinement une hausse de 25 points de base de la part de la Banque d’Angleterre en septembre, une autre hausse étant attendue avant la fin de l’année. De même, une hausse de la BCE en septembre est largement anticipée, et une nouvelle hausse d’ici la fin de l’année est considérée comme quasi certaine.
Cela marque un revirement significatif par rapport au début du mois, lorsque les prévisions laissaient entrevoir des hausses de taux minimes pour ces deux institutions jusqu’à l’année prochaine.
Tensions géopolitiques
Ce changement de sentiment s’explique par les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, qui ont poussé le Brent vers la barre des 90 dollars le baril. Plus précisément, la réimposition de blocus sur les navires iraniens dans le détroit d’Ormuz et les nouvelles exigences de paiement pour le fret ont perturbé la stabilité du marché.
Les analystes d’ING ont noté que toute nouvelle progression des prix ferait d’un resserrement de la politique monétaire l’hypothèse de référence.
La vulnérabilité de l’Europe face aux coûts énergétiques
Le Royaume-Uni et la zone euro étant fortement dépendants des importations d’énergie, ils sont particulièrement vulnérables à ces fluctuations de prix. Bien que l’inflation dans ces régions semblait se stabiliser, la récente flambée des cours du pétrole suggère que les banques centrales pourraient devoir intervenir de manière plus ferme.
Par conséquent, les investisseurs suivent de près le prochain discours du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, qui avait précédemment indiqué que le conflit entre les États-Unis et l’Iran avait entravé la capacité de la banque à atteindre son objectif d’inflation de 2 pour cent.
Une hausse des taux d’intérêt par la Fed se profile également
Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine devrait également relever ses taux en septembre, certains marchés anticipant même une hausse dès ce mois-ci. Le gouverneur Christopher Waller a récemment laissé entendre qu’un nouveau resserrement pourrait s’avérer nécessaire si l’inflation sous-jacente restait élevée.
Les opérateurs attendent désormais les données d’inflation du mois de juin et la déclaration qui suivra du président de la Fed, Kevin Warsh, afin de déterminer si la trajectoire de la banque centrale correspond aux attentes du marché.
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(ns)

