Principaux renseignements
- Le gouvernement américain a remboursé 81 milliards de dollars (71 milliards d’euros) aux entreprises à la suite d’une décision de la Cour suprême concernant les droits d’importation.
- Le déficit national a grimpé à 1 367 milliards de dollars (1,2 billion d’euros) en raison de la hausse des intérêts de la dette et des dépenses militaires.
- Washington menace d’imposer des droits de douane de rétorsion massifs aux pays qui taxent les entreprises technologiques américaines.
À la suite d’une décision de la Cour suprême déclarant illégales plusieurs taxes à l’importation, le gouvernement américain a versé environ 81 milliards de dollars (71 milliards d’euros) de remboursements aux entreprises concernées. Les données budgétaires publiées lundi indiquent une hausse spectaculaire de ces remboursements au cours de l’exercice fiscal actuel, qui a débuté en octobre 2025, notamment par rapport aux 5 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros) remboursés au cours de la même période l’année dernière. Un porte-parole du ministère des Finances a attribué cette hausse principalement à la décision judiciaire, soulignant que la majeure partie des fonds avait été remboursée en juin et en mai.
Impact économique
Ces droits de douane étaient au cœur de la stratégie économique de Donald Trump, destinée à redynamiser l’industrie manufacturière nationale, à améliorer les accords commerciaux et à réduire le déficit national.
Cependant, la situation financière a évolué ; le déficit a augmenté de 2 pour cent pour atteindre 1 367 milliards de dollars (1,2 billion d’euros) au cours des neuf premiers mois de l’exercice fiscal. Cette hausse est liée à un bond de 14 pour cent des paiements d’intérêts sur la dette, qui ont dépassé les 1 000 milliards de dollars (880 milliards d’euros), ainsi qu’à une augmentation de 5 pour cent des dépenses militaires due aux conflits au Moyen-Orient.
Nouvelles mesures commerciales
Alors qu’un droit de douane mondial temporaire de 10 pour cent expire le 24 juillet, la Maison Blanche élabore de nouvelles mesures visant à remédier à la surcapacité industrielle et aux lacunes dans l’application des lois contre le travail forcé.
Ces droits de douane à venir, qui devraient varier entre 10 pour cent et 12,5 pour cent, pourraient avoir un impact sur des alliés majeurs tels que l’Inde, le Japon, Taïwan, le Royaume-Uni et la Chine, permettant potentiellement à l’administration de contourner les restrictions juridiques antérieures en matière de protectionnisme. Par ailleurs, les États-Unis ont laissé entendre qu’ils pourraient imposer des droits de douane de 25 pour cent sur les importations en provenance du Brésil.
Le conflit autour de la fiscalité numérique
De nouvelles tensions sont apparues au sujet de la fiscalité numérique. Les États-Unis ont menacé d’imposer un droit de douane de 100 pour cent à tout pays qui taxerait les grandes entreprises technologiques américaines. Cette mesure vise spécifiquement des pays européens comme la France, l’Italie et l’Espagne, qui appliquent une taxe de 3 pour cent, ainsi que le Royaume-Uni, qui applique une taxe sur les services numériques de 2 pour cent. Cette taxe britannique, qui touche des géants comme Amazon, Google et Apple, a généré plus de 800 millions de livres sterling (935 millions d’euros) au cours de la période 2024-2025.
Avertissements de l’exécutif
Le président Trump a souligné sur Truth Social que ces droits de douane de rétorsion seraient appliqués immédiatement et prévaudraient sur tout accord commercial existant ou en cours de négociation avec les pays en infraction.
Il a averti que tout pays mettant en place de telles taxes numériques verrait ses marchandises totalement bloquées à l’entrée sur le marché américain.
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(ns)

