TikTok défend ses protocoles de sécurité alors que l’UE envisage d’interdire les réseaux sociaux


Principaux renseignements

  • TikTok défend ses protocoles de « sécurité dès la conception » face à une surveillance mondiale croissante.
  • Les régulateurs européens cherchent à instaurer des limites d’âge strictes pour remplacer les algorithmes prédateurs.
  • Les batailles juridiques mettent en évidence les risques pour la santé mentale liés à l’architecture addictive de la plateforme.

Alors que l’Union européenne intensifie ses efforts pour limiter l’utilisation des réseaux sociaux par les enfants, Ali Law, responsable des affaires publiques de TikTok pour l’Europe du Nord, a réaffirmé son attachement aux protocoles de sécurité existants de l’entreprise. Lors d’un entretien avec CNBC, Law a souligné que l’application avait été conçue pour protéger les adolescents. Il a pris acte des préoccupations des parents et des législateurs et a déclaré que l’entreprise s’efforçait d’offrir une expérience utilisateur positive et sécurisée afin de maximiser les avantages de la plateforme.

Pression mondiale

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays mettent en place des réglementations plus strictes. L’Australie a récemment montré la voie en imposant légalement une interdiction, tandis que des pays tels que l’Espagne, la Grèce, la France et le Royaume-Uni ont fait part d’intentions similaires. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment affirmé que l’UE allait de l’avant avec des restrictions d’accès pour les jeunes, y compris la mise en place éventuelle d’un âge minimum requis.

À la suite d’un rapport spécialisé sur la sécurité numérique des mineurs, Mme von der Leyen a affirmé que les réseaux sociaux ne devaient pas être considérés comme un simple jouet et que les enfants devaient être élevés par leurs parents plutôt que par des « algorithmes prédateurs ». Elle a notamment souligné la nécessité d’un âge minimum standardisé pour l’inscription sur les réseaux sociaux et avait précédemment critiqué l’architecture « addictive » de TikTok, notamment la lecture automatique et le défilement infini.

Cadre de sécurité de TikTok

En réponse, Law a détaillé les mesures de protection internes de TikTok, soulignant qu’il existe plus de 50 paramètres de sécurité par défaut pour les utilisateurs de moins de 16 ans. Ceux-ci comprennent des « rappels » tels qu’un rappel de pause à 22 h et une limite d’utilisation quotidienne d’une heure, bien que les utilisateurs puissent choisir de contourner ces avertissements.

De plus, l’entreprise restreint les activités de commerce électronique et la messagerie directe pour cette tranche d’âge. Law a fait valoir que promouvoir une relation équilibrée avec l’application était dans l’intérêt même de l’entreprise afin d’éviter l’épuisement des utilisateurs, précisant que l’organisation avait investi 2 milliards de dollars (1,75 milliard d’euros) dans des initiatives de sécurité et de confiance l’année dernière.

Santé mentale

Ces discussions font suite à une série de contestations judiciaires concernant l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale. TikTok avait précédemment conclu un accord à l’amiable dans le cadre d’un procès majeur qui affirmait que les fonctionnalités addictives de plateformes telles que YouTube et Instagram portaient préjudice aux jeunes. Dans le cadre de cette même action en justice, un jury a estimé que Google et Meta avaient fait preuve de négligence en n’alertant pas suffisamment les utilisateurs sur les risques associés à leurs services.

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(ns)

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