Principaux renseignements
- La livraison de deux nouvelles frégates néerlandaises est reportée à 2033.
- La perte du savoir-faire national en matière de construction navale entrave l’intégration technique.
- Les navires obsolètes datant des années 1990 doivent être remplacés de toute urgence par des modèles modernes.
La livraison de deux nouvelles frégates néerlandaises a été considérablement reportée, selon l’expert maritime Jaime Karremann de marineschepen.nl via BNR. Les données issues du dernier aperçu du projet du ministère de la Défense révèlent que le premier navire, initialement prévu pour 2030, ne sera désormais pas achevé avant 2033.
Obstacles technique
Ce retard est dû à la difficulté d’intégrer des spécifications techniques très complexes, telles que les capacités sonar et les systèmes radar, dans les plans actuels. Karremann note qu’il est courant que les défis pratiques liés à la traduction d’exigences spécifiques en une conception physique n’apparaissent qu’au fur et à mesure que le processus évolue.
Cependant, un problème plus profond réside dans l’érosion de l’expertise nationale. Les Pays-Bas n’ayant pas construit de frégate depuis environ deux décennies, une grande partie des connaissances techniques courantes et institutionnelles nécessaires a été perdue. Ce manque d’expérience récente rend plus difficile pour les ingénieurs de prédire avec précision l’effort requis pour transformer les exigences conceptuelles en une conception viable.
Une flotte vieillissante
Si ces contretemps et ces délais prolongés entraîneront inévitablement une augmentation des dépenses immédiates, les coûts à long terme pourraient diminuer si le pays s’engage dans un programme continu de construction navale. La modernisation de la flotte est cruciale, car les navires existants datent des années 1990 et reposent sur une technologie de missiles des années 1970, ce qui les rend obsolètes pour la guerre moderne.
Outre les navires de combat, le remplacement des navires de soutien et de formation a également été retardé. Bien qu’il s’agisse de navires moins complexes, leur développement est ralenti par de nouvelles exigences environnementales les obligeant à fonctionner au méthanol plutôt qu’au carburant diesel traditionnel.
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