La guerre en Iran fait chuter les exportations de pétrole irakiennes via le détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • La guerre en cours en Iran a considérablement réduit les exportations de pétrole irakien via le détroit d’Ormuz.
  • Les producteurs de pétrole de la région sont confrontés à une augmentation des coûts et à des perturbations dues à la fermeture de cette voie maritime vitale.
  • L’Irak recherche des voies d’exportation alternatives et des partenariats pour renforcer sa production pétrolière et ses revenus.

Les exportations de pétrole de l’Irak via le détroit d’Ormuz ont été considérablement réduites en raison de la guerre en cours en Iran. En avril, seuls 10 millions de barils ont été exportés via cette voie navigable vitale, ce qui représente une forte baisse par rapport à la moyenne d’avant-guerre de 93 millions de barils par mois.

Impact régional

La fermeture du détroit d’Ormuz a perturbé les expéditions de pétrole non seulement en provenance d’Irak, mais aussi d’autres grands producteurs de la région tels que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït. Cette perturbation a entraîné une flambée des prix mondiaux du pétrole.

Le ministre irakien du Pétrole, Basim Mohammed, a souligné les difficultés rencontrées par les exportateurs en raison de problèmes d’assurance. Les pétroliers hésitent à entrer dans le détroit d’Ormuz en raison des risques accrus liés au conflit.

Itinéraires d’exportation alternatifs

Malgré ces difficultés, l’Irak s’efforce d’augmenter ses exportations de pétrole par des itinéraires alternatifs. L’oléoduc Kirkouk-Ceyhan a repris ses activités en mars à la suite d’un accord entre Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan. Actuellement, 200 000 barils sont exportés quotidiennement via le port de Ceyhan, et il est prévu de porter ce chiffre à 500 000 barils.

L’Irak explore également de nouveaux partenariats avec la Turquie. Des discussions sont en cours concernant un accord de coopération global couvrant des projets pétroliers et gaziers en amont et en aval.

Collaboration avec des entreprises américaines

En outre, l’Irak collabore activement avec des entreprises américaines telles que Chevron, ExxonMobil et Halliburton pour le développement de projets pétroliers et gaziers sur son territoire. Le ministre a exhorté ces entreprises à finaliser rapidement les contrats afin de contribuer à garantir des recettes substantielles pour l’Irak.

L’Irak vise à porter sa capacité de production à 5 millions de barils par jour grâce à sa collaboration avec l’OPEP. Le ministre a souligné l’importance du dialogue avec l’OPEP pour renforcer les capacités d’exportation de l’Irak et générer des recettes financières significatives.

Engagement envers l’OPEP

L’Irak reste engagé envers l’OPEP et l’OPEP+, réaffirmant son soutien à une organisation forte qui garantit des prix du pétrole stables et acceptables à l’échelle mondiale. Cette position fait suite à la décision des Émirats arabes unis de quitter le groupe en avril.

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