Principaux renseignements
- L’armée belge a enregistré un recrutement record en 2025, dépassant largement les chiffres des années précédentes.
- Les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre l’armée belge, ce qui témoigne d’une évolution croissante vers la diversité des genres au sein des forces armées.
- Malgré les efforts déployés pour attirer des recrues, Bruxelles est à la traîne par rapport aux autres régions en matière d’enrôlement de nouveaux effectifs pour l’armée belge.
L’armée belge a atteint des chiffres de recrutement records en 2025, accueillant près de 3 000 nouveaux soldats professionnels, 800 réservistes et plus de 700 civils. Ces chiffres, obtenus par le député Axel Weydts et rapportés par De Morgen, montrent une hausse considérable par rapport aux années précédentes.
Forte augmentation du nombre d’officiers et de sous-officiers
La forte hausse des recrutements a été particulièrement marquée chez les officiers (509) et les sous-officiers (1 181), tandis que le nombre de nouvelles recrues entrant en tant que soldats est resté stable (1 303). Comme prévu, la majorité des nouvelles recrues étaient des hommes (2 561), mais le nombre de femmes choisissant une carrière militaire a augmenté de manière constante (432).
Le ministre de la Défense, Theo Francken, vise à porter les effectifs de l’armée belge à près de 35 000 personnes d’ici 2029, comprenant des soldats de carrière, des réservistes et du personnel civil. L’armée a également besoin de personnel spécialisé, tel que des techniciens et des professionnels de l’informatique, en raison des taux de départ à la retraite élevés.
Recrutement de réservistes
L’année dernière a vu le recrutement de 800 réservistes et de 713 civils. Il convient de noter que, parmi les réservistes, le nombre d’officiers (283) et de sous-officiers (316) recrutés était plus élevé que celui des volontaires (201). Cela suggère que les personnes hautement qualifiées ont peut-être plus de temps et d’intérêt pour exercer une fonction à temps partiel au sein de l’armée.
Weydts, ancien militaire de carrière et actuel réserviste, s’est déclaré satisfait des chiffres de recrutement, attribuant ce succès à une prise de conscience accrue des enjeux de sécurité nationale. Il a souligné la diversité des opportunités professionnelles offertes au sein de l’armée, qui vont bien au-delà des rôles de combat. Weydts a mis en avant les avantages de travailler pour la défense, citant la camaraderie, la discipline et la responsabilité comme de précieuses leçons de vie.
Bruxelles est à la traîne
Sur le plan géographique, les provinces wallonnes ont affiché un taux de recrutement par habitant plus élevé que les autres régions. Le Limbourg, en Flandre, a également dépassé la moyenne nationale. Bruxelles, en revanche, est restée à la traîne avec un taux de recrutement par habitant nettement inférieur. Malgré un nombre élevé de jeunes demandeurs d’emploi, la capitale a eu du mal à attirer de nouvelles recrues pour l’armée.
Bien que des projets de base militaire moderne en périphérie de Bruxelles aient été envisagés par le passé, ils ont été abandonnés. L’ancienne base aérienne d’Ursel sera plutôt réaménagée.
L’agence pour l’emploi bruxelloise Actiris n’a fourni aucune explication claire concernant les faibles chiffres de recrutement dans la capitale. Elle a mentionné l’organisation d’événements annuels de sensibilisation avec les forces de défense et la publication de leurs offres d’emploi dans sa base de données. Le ministre de la Défense Francken n’était pas disponible pour commenter, mais il a toujours souligné l’importance du personnel dans la constitution d’une force militaire solide. (fc)
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