Principaux renseignements
- Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réuniront pour discuter de l’ouverture d’un dialogue direct avec la Russie alors que les négociations avec les États-Unis sont au point mort.
- Tout pourparler éventuel nécessite des concessions de part et d’autre ainsi qu’un consensus interne au sein de l’UE sur les objectifs.
- L’Ukraine souhaite une coordination accrue entre les nations européennes et propose la désignation d’un représentant de l’UE pour d’éventuelles négociations.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent se réunir plus tard ce mois-ci et examineront l’opportunité d’entamer des discussions directes avec la Russie. Cette initiative intervient alors que les négociations américaines visant à mettre fin à la guerre en Ukraine sont au point mort. Kaja Kallas, la chef de la diplomatie européenne, a souligné la nécessité d’un consensus interne au sein de l’Union concernant les objectifs de tout dialogue potentiel avec la Russie. Elle a insisté sur l’importance de répondre aux préoccupations de l’Europe en matière de sécurité et de rechercher la stabilité et la paix sur le continent.
Recherche d’un consensus
La réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Lefkosia, à Chypre, les 27 et 28 mai, offrira une occasion de débattre de cette question. Outre les discussions sur les pourparlers directs, les ministres se concentreront également sur les stratégies visant à contrer l’agression persistante de la Russie à l’encontre de ses pays voisins. Kallas a souligné que tout dialogue constructif nécessiterait des concessions de part et d’autre.
António Costa, président du Conseil européen, s’est montré optimiste la semaine dernière quant à la possibilité de négociations entre l’UE et le président russe Vladimir Poutine, sous réserve de l’accord du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cependant, Costa a reconnu l’absence de tout signe concret de la part de la Russie indiquant une volonté sincère de s’engager dans des négociations de fond.
Faire pression sur la Russie
Un haut responsable ukrainien a fait part du souhait de Kiev de voir une coordination renforcée entre les nations européennes et a proposé la désignation d’un dirigeant chargé de représenter l’UE et d’exercer une pression accrue sur la Russie. En réponse, Poutine a indiqué qu’il préférait que l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, ou une personne s’étant abstenue de critiquer la Russie, soit désigné comme représentant de l’UE dans d’éventuelles négociations.
Kallas a rejeté cette suggestion, arguant que les liens existants de Schröder avec des entreprises publiques russes créeraient un conflit d’intérêts. L’Allemagne a également jugé la proposition de Poutine « non crédible ». (fc)
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