Les pays de l’ASEAN travaillent à la mise en place d’un système de partage de carburant en cas de fermeture du détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • Les dirigeants d’Asie du Sud-Est mettent en place un cadre de partage de carburant afin d’atténuer les répercussions économiques.
  • Les pays de l’ASEAN visent à réduire leur dépendance vis-à-vis des importations d’énergie du Moyen-Orient.

Les dirigeants d’Asie du Sud-Est, réunis aux Philippines pour un sommet de l’ASEAN, ont reconnu les graves répercussions économiques de la guerre en Iran, en particulier la fermeture du détroit d’Ormuz. Les dirigeants se sont mis d’accord sur un plan visant à atténuer ces répercussions, mais reconnaissent que sa mise en œuvre prendra beaucoup de temps.

Cadre de partage de carburant

Au cœur de leur stratégie se trouve un cadre régional de partage de carburant conçu pour atténuer la pression liée à la crise énergétique déclenchée par la fermeture du détroit. Bien que cette initiative marque une avancée positive, des détails essentiels restent à régler. Il s’agit notamment de déterminer quels pays bénéficieraient d’un accès prioritaire en temps de crise et de clarifier les mécanismes de distribution et de paiement du carburant.

Le président philippin Ferdinand Marcos Jr., qui préside l’ASEAN, a reconnu la nécessité d’affiner ces modalités pratiques. Le concept de partage de carburant est nouveau pour la région, ce qui soulève des questions quant à sa fonctionnalité et à son application équitable.

Réduire la dépendance vis-à-vis du Moyen-Orient

Au-delà du cadre de partage des carburants, les dirigeants se sont également engagés à développer un réseau électrique régional et à constituer des stocks stratégiques de carburant. Cela reflète un effort plus large visant à réduire la dépendance vis-à-vis des importations d’énergie en provenance du Moyen-Orient, qui fournit actuellement plus de la moitié du pétrole brut de l’ASEAN et une part importante de son gaz naturel.

L’urgence de cette question a été soulignée par la récente déclaration de l’état d’urgence nationale par les Philippines en raison de la diminution de leurs réserves énergétiques. Le président Marcos a souligné que les répercussions économiques de la guerre en Iran risquent d’avoir des conséquences durables, et qu’il faudra peut-être des années pour se remettre complètement même de perturbations à court terme.

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