L’UE envisage une nouvelle série de sanctions contre la Russie


Principaux renseignements

  • L’Union européenne prépare sa 21e série de sanctions contre la Russie, qui ira au-delà des restrictions précédentes.
  • Les dirigeants de l’UE réévaluent les restrictions existantes afin de trouver de nouveaux moyens de faire pression sur la Russie.
  • Le récent revirement politique de la Hongrie pourrait signaler un changement de position concernant les sanctions contre la Russie.

L’Union européenne envisage une 21e série de sanctions contre la Russie, qui pourrait dépasser les limites précédentes. C’est ce qu’a révélé la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’un sommet informel de l’UE à Chypre.

Réévaluation des restrictions existantes

Kallas a souligné l’importance de réévaluer les restrictions existantes afin d’explorer des mesures supplémentaires qui permettraient d’exercer une pression accrue sur la Russie. Elle a noté un large soutien parmi les dirigeants européens en faveur de ce nouveau train de sanctions, qui vise à démontrer l’engagement sans faille de l’UE envers l’Ukraine.

La Hongrie, sous l’ancien Premier ministre Viktor Orbán, avait auparavant obtenu des exemptions de sanctions clés, notamment une exemption de l’embargo de l’UE sur le pétrole russe acheminé par l’oléoduc Druzhba. Orbán avait également réussi à faire retirer certaines personnalités, telles que le patriarche Kirill de Moscou, des listes de sanctions. Cependant, la récente défaite électorale d’Orbán et son absence au sommet de Chypre pourraient signaler un changement de position de la Hongrie sur les sanctions.

Unité et force de l’UE

La Première ministre lettone, Evika Siliņa, a souligné la capacité de l’UE à parvenir à un consensus et à obtenir des résultats malgré des discussions complexes et interminables. Cette unité, a-t-elle fait valoir, envoie un message crucial de force au monde, aux membres de l’UE et à ses citoyens en cette période géopolitique difficile.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a souligné l’importance historique du sommet, marquant la première fois depuis des années qu’aucun délégué russe n’était présent. Il a également fait allusion à des informations selon lesquelles le ministre hongrois des Affaires étrangères aurait partagé des informations sensibles de l’UE avec la Russie.

L’UE considère qu’un front uni sur les sanctions est essentiel pour démontrer sa force et sa détermination face à l’agression de la Russie. (fc)

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