Principaux renseignements
- La Chine a imposé des restrictions à l’exportation à l’encontre de sept entreprises européennes.
- Ces restrictions visent l’accès aux biens à double usage, c’est-à-dire aux articles pouvant avoir des applications tant civiles que militaires.
- Cette mesure constitue une riposte directe aux sanctions imposées par l’UE à des entités chinoises pour avoir aidé la Russie dans le conflit en Ukraine.
Le ministère chinois du Commerce a annoncé une nouvelle liste de contrôle des exportations, qui concerne sept entités au sein de l’Union européenne. Cette mesure interdit à ces organisations d’acquérir des articles « à double usage » provenant de Chine. Les articles à double usage désignent des produits ayant à la fois des applications civiles et militaires.
Entités visées
La liste comprend des entrepreneurs de défense de premier plan tels que l’allemand Hensoldt AG, connu pour ses technologies de radars et de capteurs, ainsi que les entreprises belges FN Herstal et FN Browning Group, principaux fournisseurs d’armes légères. En outre, quatre entités tchèques, dont Excalibur Army et Omnipol, y figurent également.
Il est important de noter que l’arrêté de contrôle des exportations va au-delà des entités de l’UE répertoriées. Il interdit également à toute personne ou organisation hors de Chine de transférer à ces entreprises des biens à double usage provenant de Chine.
Mesure de rétorsion
Cette décision fait suite à l’imposition récente par l’Union européenne de sanctions et de contrôles à l’exportation à l’encontre de 27 entités chinoises et hongkongaises. L’UE a accusé ces entités d’aider la Russie et la Biélorussie à contourner les sanctions occidentales et de fournir du matériel militaire utilisé dans le conflit en Ukraine, tel que des drones et des composants de champ de bataille.
Un porte-parole du ministère du Commerce a déclaré que la Chine avait informé l’Union européenne de cette mesure par la voie diplomatique avant son annonce publique. Il a souligné que cette action ciblée visait spécifiquement les entités ayant des liens avec le secteur militaire et n’aurait pas d’impact négatif sur les relations commerciales plus larges entre la Chine et l’UE. Le ministère a justifié cette mesure comme un moyen de protéger la sécurité nationale et les intérêts de la Chine tout en respectant les obligations internationales en matière de non-prolifération, le tout dans le cadre des lois et réglementations chinoises en matière de contrôle des exportations. (fc)
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