Le rover Curiosity de NASA découvre cinq nouveaux composés organiques sur Mars


Principaux renseignements

  • Le rover Curiosity a identifié cinq nouveaux composés organiques dans la roche martienne du cratère Gale.
  • Cette découverte apporte un élément supplémentaire qui tend à prouver que Mars aurait pu abriter la vie il y a des milliards d’années.
  • Bien qu’il ne s’agisse pas d’une preuve de vie passée, ces résultats justifient la poursuite de l’exploration à l’aide d’instruments avancés embarqués sur le rover.

Le rover Curiosity, qui participe à l’exploration continue de Mars menée par la NASA, a fait une découverte majeure : l’identification de cinq nouveaux composés organiques dans des roches martiennes. Ces résultats, publiés dans Nature Communications, s’appuient sur des découvertes antérieures de molécules organiques sur la planète.

Curiosity découvre les éléments constitutifs de la vie

Curiosity a mené cette expérience à Glen Torridon, une région du cratère Gale riche en minéraux argileux. Ces minéraux témoignent d’une présence passée d’eau et conservent parfaitement les molécules organiques, ce qui en fait une cible idéale pour détecter des traces de vie ancienne. Le rover a foré la roche sur le site « Mary Anning », nommé en hommage à la paléontologue britannique pionnière.

À l’aide de son instrument d’analyse d’échantillons sur Mars (SAM), Curiosity a décomposé la matière organique complexe contenue dans l’échantillon de roche en composants plus petits, détectables par l’instrument. Ce processus a non seulement révélé les cinq nouveaux composés organiques, mais a également laissé entrevoir la présence d’un autre composé structurellement similaire aux précurseurs de l’ADN.

Pas de preuve irréfutable

Bien que ces découvertes fascinent, les scientifiques estiment qu’elles ne prouvent pas encore de manière définitive l’existence d’une vie passée sur Mars. Des processus non biologiques, tels que l’activité géologique ou des impacts de météorites, peuvent en effet expliquer la présence de ces composés organiques. Cette trouvaille renforce toutefois l’idée que Mars constituait autrefois un environnement habitable et favorable à la vie.

Cette étude s’appuie sur les travaux antérieurs du rover Perseverance. Celui-ci a mis en évidence, dans un échantillon de roche, des caractéristiques suggérant une possible implication microbienne lors de sa formation. Les deux rovers repoussent ainsi les limites de nos connaissances sur l’habitabilité de la planète rouge. Les chercheurs prévoient en outre que les instruments actuels et futurs pourront détecter des matières organiques complexes issues d’une vie ancienne, si celle-ci a existé. (fc)

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