Principaux renseignements
- La prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran a entraîné une légère baisse des cours du pétrole.
- Malgré cette trêve temporaire, l’incertitude persiste sur les marchés en raison d’attentes contradictoires et de perturbations potentielles de l’approvisionnement.
- Les divisions internes de l’Iran et les négociations en cours pour parvenir à une proposition unifiée compliquent la voie vers une résolution durable.
Mercredi matin, les prix du pétrole ont légèrement reculé après l’annonce du président américain Donald Trump concernant la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran. Vers 9h50, le prix du pétrole brut Brent livré en juin a baissé de 0,14 pour cent, à 98,34 dollars. Le prix du pétrole brut WTI livré en juin a, quant à lui, chuté plus fortement de 0,46 pour cent, à 89,18 dollars. Trump a déclaré que les discussions de paix entre les deux pays se poursuivraient et que le blocus des ports iraniens resterait en vigueur jusqu’à ce que Téhéran présente une proposition commune pour les négociations.
Prolongation des négociations
Le cessez-le-feu initial de deux semaines, établi après les attaques lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, devait expirer ce soir-là. Bien que Trump n’ait pas précisé de nouvelle date limite, il a noté que le gouvernement iranien était divisé en interne et que les États-Unis s’abstiendraient de toute nouvelle action militaire en raison de la demande du Pakistan d’accorder un délai supplémentaire à l’Iran pour parvenir à un accord.
Le vice-président JD Vance, qui menait les négociations américaines avec l’Iran, devait se rendre à Islamabad mardi pour des discussions. Cependant, la Maison Blanche a depuis annulé son voyage. L’Iran n’a pas encore confirmé s’il enverrait une délégation au Pakistan pour des pourparlers avec les représentants américains.
L’incertitude persiste sur les marchés
Les analystes de marché restent prudents quant à l’évolution future du conflit. Le professeur associé Jiajia Yang, de l’université australienne James Cook, souligne que les fluctuations actuelles du marché sont davantage dictées par les anticipations que par l’offre réelle de pétrole. Le prix du pétrole brut a bondi depuis le début des hostilités, l’Iran ayant effectivement fermé le détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale par laquelle transite un cinquième de l’énergie mondiale.
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