Le nouveau dirigeant hongrois est ouvert à des discussions avec Poutine, mais pas à une amitié


Principaux renseignements

  • Le nouveau dirigeant de Hongrie, Péter Magyar, souhaite négocier avec la Russie, mais privilégie le pragmatisme à l’amitié.
  • La victoire de Magyar marque un changement dans les alliances de la Hongrie, qui s’éloigne de Poutine et de Trump pour se rapprocher de l’UE et de l’Ukraine.
  • Magyar donne la priorité à la réduction de la dépendance de la Hongrie vis-à-vis du pétrole russe.

Le nouveau dirigeant hongrois, Péter Magyar, s’est montré disposé à entamer des négociations avec le président russe Vladimir Poutine. Il a toutefois précisé que cette collaboration ne reposerait pas sur des liens d’amitié. C’est ce qu’a déclaré Magyar dans une interview accordée au journal Nepszava avant les élections.

Changements d’alliances

Magyar et son parti Tisza ont remporté une large majorité des deux tiers au Parlement. Cette victoire est considérée comme un revers majeur pour les alliés internationaux d’Orbán, notamment le président russe Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump. Le Kremlin a reconnu les résultats des élections hongroises et a exprimé son souhait de maintenir des relations de travail avec les nouveaux dirigeants.

Accueil favorable de l’Europe

La victoire de Magyar a été saluée par d’autres États membres de l’UE et par l’Ukraine. La France et l’Allemagne ont encouragé Magyar à renforcer les liens entre la Hongrie et l’UE. Sous Orbán, la Hongrie avait régulièrement des divergences avec Bruxelles sur des questions relatives à l’État de droit et sur sa position concernant le soutien militaire à l’Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà exprimé son engagement à coopérer avec Magyar dans l’intérêt mutuel et pour la stabilité régionale.

Le pragmatisme prime sur l’amitié

Magyar a reconnu que, pour des raisons géographiques, la Hongrie dépendait des importations de pétrole russe et a indiqué que les efforts visant à diversifier ces importations demanderaient du temps et des efforts. Il s’est fait connaître il y a deux ans en promettant de lutter contre la corruption et d’améliorer les services publics, profitant d’une période de stagnation économique pour surpasser les avantages électoraux du parti Fidesz d’Orbán. (ev)(fc)

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