Principaux renseignements
- Le promoteur immobilier milliardaire Stephen Ross estime que les mesures actuelles visant à lutter contre la hausse des coûts du logement sont insuffisantes.
- Ross soutient que la réduction des dépenses de construction, en particulier des coûts de main-d’œuvre syndiquée, est cruciale pour améliorer l’accessibilité au logement.
- Une intervention du gouvernement par le biais de subventions et de politiques visant à réduire les coûts de construction pourrait atténuer la crise de l’accessibilité au logement.
Stephen Ross, éminent donateur républicain et promoteur immobilier milliardaire, estime que les efforts du président Trump pour lutter contre la hausse des coûts du logement aux États-Unis ont été insuffisants. Il a déclaré cela lors d’un entretien avec le Financial Times. Ross soutient que l’accessibilité au logement sera un enjeu crucial à l’avenir et attribue ce problème principalement aux coûts de construction.
Une intervention du gouvernement est nécessaire
Il suggère que le gouvernement doit trouver des moyens de réduire ces dépenses. Ross, qui a acquis sa notoriété avec des projets d’envergure tels que Hudson Yards à New York, dirige actuellement un projet immobilier de plusieurs milliards de dollars en Floride. Ce complexe comprend des appartements de luxe, des bureaux, une université et des logements à revenus mixtes.
Toutefois, bien que l’administration Trump ait instauré des mesures, comme l’interdiction pour les investisseurs institutionnels d’acheter des maisons individuelles ou le lancement d’un programme d’achat d’obligations hypothécaires pour réduire les coûts de financement, Ross juge ces actions insuffisantes.
Le coût de l’activité syndicale est trop élevé
Il désigne la main-d’œuvre syndiquée du secteur de la construction comme un facteur majeur du coût élevé des logements neufs. Ross affirme en effet que ces travailleurs coûtent nettement plus cher que leurs homologues non syndiqués. Par ailleurs, il note que les exigences de certains États aggravent le problème, car ils réservent les subventions aux projets utilisant de la main-d’œuvre syndiquée ou versant des salaires équivalents.
Débat sur l’impact de la main-d’œuvre syndiquée
Alors que certains analystes remettent en question l’importance de l’impact de la main-d’œuvre syndiquée sur les coûts globaux du logement, invoquant le pourcentage relativement faible de travailleurs syndiqués dans le secteur privé de la construction, Ross soutient pourtant que la résolution de la « question syndicale » est essentielle pour réduire les dépenses liées au logement. Il estime ainsi que ce levier est nécessaire parallèlement aux subventions gouvernementales.
Ses commentaires interviennent dans un contexte d’inquiétudes accrues concernant l’accessibilité financière. Cette situation s’explique en effet par les récentes tensions géopolitiques et leurs répercussions sur les prix de l’énergie.
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