Principaux renseignements
- Le cours du bitcoin est resté stable autour de 69 400 dollars malgré les tensions géopolitiques avec l’Iran.
- Les investisseurs institutionnels ont injecté des capitaux importants dans les ETF bitcoin, signe de leur confiance dans cet actif.
- Le marché anticipait largement une désescalade de la situation, laissant entrevoir un potentiel de hausse tant pour le bitcoin que pour les actions.
Le cours du bitcoin est encore resté stable à 68 500 dollars (15 h 45) malgré l’approche d’une échéance critique fixée par président Trump pour l’Iran. La situation a créé des tensions sur les marchés financiers, les investisseurs attendant l’issue de la crise.
Le marché attend l’issue
La Maison Blanche a maintenu sa position, exigeant que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz sous la menace d’une action militaire contre des cibles civiles. Cependant, les marchés n’ont pas reflété l’anticipation d’un conflit imminent. De même, l’indice S & P 500 a affiché une approche prudente et attentiste, à l’image du comportement du bitcoin. La corrélation entre les deux actifs s’est intensifiée, suggérant un risque de baisse simultanée si les tensions géopolitiques s’aggravaient. À l’inverse, une désescalade pourrait entraîner une forte hausse des deux actifs.
Les investisseurs institutionnels ont affiché leur confiance en injectant 471 millions de dollars dans les ETF bitcoin au comptant au cours des dernières 24 heures – le plus important afflux en une seule journée depuis un mois. Cela indiquait que les grands acteurs ne se précipitaient pas pour vendre leurs avoirs. De plus, les données on-chain ont révélé d’importants flux sortants de bitcoin depuis les bourses à l’approche de l’échéance, ce qui correspond à une accumulation par les principaux détenteurs (« baleines ») plutôt qu’à une distribution.
Le sentiment du marché penche vers une désescalade
Le marché a largement considéré la situation comme un bluff, suggérant que Trump ferait probablement marche arrière. L’impact potentiel d’une frappe américaine sur les infrastructures iraniennes est clair : elle provoquerait un choc sur l’approvisionnement en pétrole, pouvant entraîner une hausse des prix de l’énergie et de l’inflation. Cela pourrait à son tour retarder les baisses de taux d’intérêt de la Réserve fédérale, ce qui aurait un impact négatif tant sur le bitcoin que sur les actions.
À l’inverse, si les tensions s’apaisaient, Trump faisant des concessions ou modérant ses menaces, les prix du pétrole se stabiliseraient probablement, renforçant les anticipations de futures baisses des taux d’intérêt. Le bitcoin et le S & P 500 bénéficieraient alors d’un regain d’appétit pour les actifs risqués.
L’incertitude plane
La contre-menace de l’Iran d’intensifier ses attaques contre les infrastructures énergétiques dans le golfe Persique a introduit un élément d’incertitude que ni les marchés boursiers ni ceux des cryptomonnaies n’ont pleinement reflété. Cette asymétrie met en évidence le risque de conséquences imprévues.
Techniquement, le bitcoin s’échangeait près d’un niveau crucial autour de 69 140 dollars, qui définissait une zone contestée depuis fin 2025. Le support immédiat se situait à la moyenne mobile sur 50 jours de 66 500 dollars, et une cassure sous ce niveau pourrait entraîner une baisse vers la fourchette de 64 000 dollars à 65 000 dollars, où se trouve la moyenne mobile sur 200 jours.
Le maintien d’une position au-dessus de 69 500 dollars après l’expiration du délai propulserait probablement le bitcoin vers une première résistance à 72 000 dollars. Un franchissement durable de ce niveau pourrait ouvrir la voie à un mouvement vers 75 000 dollars, que les analystes ont identifié comme un seuil critique pour les perspectives générales du marché en avril. L’indice de force relative (RSI) a oscillé autour de 52, indiquant ni des conditions de surachat ni de survente. Cela suggère une période d’énergie comprimée plutôt qu’une configuration de sommet.
Scénarios potentiels
Un scénario haussier se dessinerait si le bitcoin se maintenait résolument au-dessus de 69 500 dollars après l’échéance, avec des afflux continus et importants vers les ETF dépassant 300 millions de dollars par jour, ce qui pourrait propulser le cours vers 75 000 dollars en l’espace d’une semaine. À l’inverse, une escalade géopolitique entraînant une cassure sous les 66 500 dollars sur un volume de transactions important déclencherait un scénario baissier, avec 64 000 dollars comme premier niveau de support significatif. Jusqu’à ce que l’un de ces scénarios se concrétise, la barre des 66 500 dollars restait le niveau clé à surveiller de près pour les traders.
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