L’Allemagne reçoit ses premières livraisons de gnl en provenance d’Oman


Principaux renseignements

  • L’arrivée du premier gaz naturel liquéfié (gnl) d’Oman en Allemagne renforce la sécurité énergétique du pays, tout en révélant ses fragilités persistantes.
  • Malgré les importations par gazoduc, l’Allemagne dépend indirectement du gnl, principalement en provenance des États-Unis, ce qui rend sa chaîne d’approvisionnement vulnérable aux perturbations mondiales.
  • Les faibles niveaux de stockage de gaz et la volatilité persistante des prix, exacerbés par des événements tels que la récente attaque au Qatar, soulignent la nécessité permanente de diversification.

L’Allemagne a reçu ses premières livraisons de gaz naturel liquéfié (gnl) en provenance d’Oman, une évolution qui apporte une certaine stabilité au milieu des turbulences du marché mondial de l’énergie. Ces livraisons s’inscrivent dans le cadre d’un contrat de quatre ans entre le producteur public de gnl d’Oman et l’importateur de gaz allemand Securing Energy for Europe (SEFE).

Vulnérabilités cachées dans les chiffres officiels

Même si la SEFE confirme la régularité des livraisons, l’étude du circuit du gaz allemand montre des faiblesses cachées par les chiffres officiels. Berlin dépend fortement des tuyaux venant de Norvège, des Pays-Bas et de Belgique. Or, ces pays comptent eux-mêmes sur le gaz naturel liquéfié (gnl). Les ports de Rotterdam et de Zeebrugge reçoivent ces stocks importants, les transforment en gaz, puis les envoient vers le réseau allemand.

Dépendance croissante à l’égard des États-Unis

Cette dépendance indirecte au gnl complique l’évaluation réelle des risques pour l’Allemagne face aux coupures mondiales. S’il est impossible de suivre chaque molécule de gaz dans les tuyaux, la tendance montre clairement un besoin croissant de gnl , surtout venant des États-Unis.

La faiblesse des stocks de gaz allemands accentue cette pression. Les niveaux stagnent autour de vingt-deux pour cent, un seuil historiquement bas pour la saison. Or, les incitations à remplir ces réserves avant l’hiver restent faibles, car les prix actuels et futurs du gaz sont identiques.

La volatilité des prix persiste

Bien que l’Agence fédérale des réseaux garantisse la sécurité des livraisons et les prix des contrats, l’instabilité des cours inquiète toujours. La récente attaque contre les usines de production au Qatar a montré cette fragilité, provoquant une forte hausse des prix du gaz en Europe.

Le gouvernement allemand cherche donc des solutions pour limiter ces risques. Les pistes incluent le maintien des centrales à charbon pour utiliser moins de gaz dans la production d’électricité, ainsi que la signature de contrats de longue durée avec l’Azerbaïdjan et l’Algérie. Par ailleurs, l’entreprise SEFE cherche de nouveaux fournisseurs de GNL via un appel d’offres dans plusieurs pays européens.

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