La production pétrolière de l’OPEP s’effondre à son plus bas niveau depuis 2020


Principaux renseignements

  • La production pétrolière de l’OPEP a chuté en mars, atteignant son plus bas niveau depuis juin 2020 en raison des réductions drastiques opérées par les principaux producteurs.
  • Bien que certains pays aient augmenté leur production, l’impact du conflit a fortement réduit celle de l’Irak et du Koweït.
  • Les analystes prévoient une reprise prolongée après le choc énergétique, susceptible de déclencher une récession mondiale.

La production pétrolière de l’OPEP a connu une baisse significative en mars, reculant de 7,2 millions de barils par jour selon une enquête de Reuters. Cette baisse porte la production totale de l’OPEP à 21,57 millions de barils par jour, soit son niveau le plus bas depuis juin 2020. Les principaux contributeurs à cette réduction ont été le Koweït, l’Irak, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

Augmentations de la production

Contrairement à ces réductions généralisées, le Venezuela et le Nigeria ont enregistré une augmentation de leur production de pétrole au cours du mois de mars. Cependant, c’est l’Irak qui a le plus durement ressenti l’impact du conflit sur les chaînes d’approvisionnement, avec une chute spectaculaire de sa production, passant de 4,15 millions de barils par jour en février à seulement 1,4 million de barils par jour en mars.

Le Koweït a également subi une réduction significative de sa production, qui est passée de plus de 3 millions de barils par jour à environ un demi-million de barils par jour à la suite de la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran après les frappes américaines et israéliennes.

Importantes baisses de production

Les Émirats arabes unis ont connu une baisse de près de 50 pour cent de leur production pétrolière, qui est passée de 3,56 millions de barils par jour à environ 2 millions de barils par jour, selon Bloomberg. L’Arabie saoudite a mis en œuvre des réductions d’environ 2 millions de barils par jour. Le directeur général d’Aramco, Amin Nasser, a qualifié la situation actuelle de crise la plus grave jamais rencontrée par l’industrie régionale du pétrole et du gaz.

Les analystes préviennent que la reprise après cette perturbation sera longue, ce qui pourrait entraîner une récession mondiale dans les mois à venir. Ben May, responsable de la recherche macroéconomique mondiale chez Oxford Economics, a exprimé ses inquiétudes quant à d’éventuelles pénuries de diesel, de kérosène et de carburant pour le transport maritime, soulignant le caractère sans précédent du choc énergétique et son potentiel à causer des dommages importants à l’activité économique tout au long de l’année.

(jw)(fc)

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