Principaux renseignements
- Les prix du pétrole ont fluctué vendredi, mais restent élevés en raison des dommages aux infrastructures énergétiques et de la fermeture du détroit d’Hormuz.
- Le conflit au Moyen-Orient perturbe l’approvisionnement en pétrole et pourrait pousser les prix du Brent à de nouveaux sommets.
- Goldman Sachs prévoit que les prix du pétrole pourraient se redresser d’ici fin 2026, ou rester élevés jusqu’en 2027 dans le pire des cas.
Vendredi, les prix du pétrole ont connu une journée de trading volatile, après une période agitée marquée par de fortes hausses dues au conflit persistant au Moyen-Orient. Malgré ce recul, les analystes prévoient que les cours du pétrole resteront élevés pendant une période prolongée. CNN l’écrit dans une analyse. Cela s’explique par les dommages causés aux infrastructures énergétiques et la fermeture effective du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole et du gaz.
Des prix du pétrole élevés devraient perdurer
Goldman Sachs prévoit que les prix élevés du pétrole pourraient persister jusqu’en 2027. La banque cite des précédents historiques de chocs d’approvisionnement majeurs, soulignant le risque que les prix du pétrole dépassent les 100 dollars le baril si les perturbations se poursuivent et que les pertes d’approvisionnement sont substantielles.
Le Brent et le WTI ont fluctué vendredi matin. Cette modération des prix fait suite à la déclaration du gouvernement israélien selon laquelle Israël donnerait suite à l’appel du président Donald Trump à renoncer à de nouvelles frappes sur les principales installations énergétiques iraniennes. La frappe israélienne initiale sur le gisement de South Pars en Iran a provoqué une riposte de l’Iran contre Ras Laffan au Qatar, la plus grande installation de gaz naturel liquéfié au monde, entraînant une forte hausse des prix du pétrole.
Trump assure aux Américains une résolution rapide
Le président Trump a cherché à rassurer les Américains confrontés aux prix de l’essence les plus élevés depuis près de deux ans et demi, affirmant que la situation se résoudrait « bientôt ». Il a également fait remarquer qu’il avait anticipé des prix encore plus élevés avant que le conflit avec l’Iran ne s’intensifie. Cependant, trois semaines après le début du conflit, aucun signe d’apaisement n’est visible, les pays du Moyen-Orient faisant état d’interceptions de drones et de missiles.
Le détroit d’Ormuz, une voie navigable étroite entre l’Iran et Oman, est effectivement fermé depuis 19 jours, perturbant environ 20 pour cent de l’approvisionnement mondial en pétrole. Une source haut placée des services de sécurité iraniens a affirmé que le détroit « ne reviendrait pas à la situation d’avant la guerre », réitérant les menaces antérieures de perturbation si l’Iran venait à être attaqué.
Goldman Sachs prévoit une hausse continue des prix
Le détroit étant pratiquement bloqué depuis près de trois semaines, ce qui représente « le plus grand choc d’approvisionnement en pétrole jamais enregistré », Goldman Sachs anticipe une tendance à la hausse continue des prix du pétrole. La banque prévient que le Brent pourrait dépasser son plus haut historique d’environ 147 dollars (environ 127 d’euros) le baril, atteint en 2008, si les perturbations de l’approvisionnement persistent. Dans le pire des cas, la banque estime que les prix du Brent s’établiront à environ 111 dollars (environ 96 d’euros) le baril d’ici le dernier trimestre 2027 si le flux de pétrole à travers le détroit reste considérablement réduit pendant plus de deux mois et si la production se maintient à 2 millions de barils par jour après la réouverture.
Selon Goldman Sachs, un scénario plus favorable impliquerait une reprise progressive des flux de pétrole à travers le détroit à partir d’avril, ce qui ramènerait les prix du Brent dans la fourchette des 70 dollars (environ 60 d’euros) d’ici le quatrième trimestre 2026. Cependant, les frappes de cette semaine contre les infrastructures énergétiques ont encore amplifié les risques pesant sur la stabilité des prix à long terme.
QatarEnergy, l’opérateur public de Ras Laffan, a signalé une réduction de 17 pour cent de sa capacité d’exportation de gaz naturel liquéfié en raison d’attaques de missiles, les réparations pouvant prendre jusqu’à cinq ans. Cette perturbation aura un impact sur l’approvisionnement des marchés européens et asiatiques. (jv)
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