Principaux renseignements
- Les pays du G7 étudient des stratégies alternatives pour le bloc commercial américain afin de garantir l’approvisionnement en minéraux critiques.
- Ces stratégies comprennent des quotas d’importation, des subventions aux sociétés minières et un « club d’acheteurs » afin de créer une source fiable de minéraux critiques hors du contrôle de la Chine.
- L’approche commune du G7 reflète une tendance des « puissances moyennes » à rechercher des solutions indépendantes du leadership des États-Unis.
Plusieurs pays du G7, dont le Japon, la France et le Canada, étudient des stratégies alternatives pour le bloc commercial américain afin de sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques. Leur objectif est de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine, qui domine actuellement le marché des métaux rares.
Stratégies alternatives pour minéraux critiques
Ces alternatives englobent diverses approches. L’une des propositions consiste à mettre en place des quotas d’importation pour certains métaux rares. Une autre suggestion consiste à accorder des subventions aux sociétés minières afin de les inciter à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques. En outre, le Canada est à la tête d’une initiative du G7 connue sous le nom de « club d’acheteurs », qui vise à établir une source fiable de minéraux critiques hors du contrôle de la Chine.
L’annonce faite en février par le vice-président américain concernant un bloc commercial préférentiel pour les minéraux critiques a été accueillie avec prudence par certains pays. Ces stratégies divergentes reflètent une tendance marquée depuis l’arrivée au pouvoir du président Trump. Les puissances moyennes recherchent de plus en plus souvent des partenariats et des solutions indépendants du leadership américain.
Japon opte pour la coopération
Le Japon encourage par exemple son secteur manufacturier à conclure des partenariats commerciaux. Il s’agit de projets liés aux métaux rares qui sont financés par des alliés tels que la France, l’Australie et le Canada.
La France reconnaît la proposition américaine comme une option de diversification viable, mais souligne la nécessité d’une approche plus inclusive et nuancée. Le pays propose un système de quotas clair. Celui-ci limite la quantité de métaux spécifiques que les entreprises sont autorisées à importer. Cette mesure s’accompagne d’une diversification obligatoire pour certaines industries. La France soutient également le concept de « club d’acheteurs » du Canada et a l’intention de le défendre lors de sa prochaine présidence du G7.
Contrer la domination de la Chine
Au cours des deux dernières années, les pays du G7 ont collectivement exploré des mesures visant à contrer la domination de la Chine sur le marché des terres rares. Les pays occidentaux sont très préoccupés par la dépendance excessive de secteurs cruciaux tels que la défense. Ils dépendent trop fortement de l’approvisionnement facilement accessible mais potentiellement incertain de métaux rares par la Chine.
Le Canada a activement recherché des partenariats dans le secteur minier et a récemment conclu 30 nouveaux accords avec 12 pays pour un investissement conjoint de 12,6 milliards de dollars canadiens (8 milliards d’euros). Cela porte l’investissement total dans l’exploitation minière et la technologie minière depuis octobre à environ 18 milliards de dollars canadiens (11,4 milliards d’euros). L’Australie a également rejoint l’alliance du G7 pour les minéraux critiques, dirigée par le Canada. Cela démontre une fois de plus la dynamique croissante qui sous-tend cette approche commune. (fc)
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