Principaux renseignements
- Au cours des trois premiers mois de cette année, les banques de la zone euro ont durci leurs conditions de crédit, notamment en raison de l’impact de la guerre sur les coûts de financement.
- Les banques s’attendent à ce que cette tendance au resserrement s’intensifie encore au cours du prochain trimestre.
- La demande de prêts s’est affaiblie, les entreprises ayant réduit leurs investissements dans un contexte de hausse des prix de l’énergie et d’incertitude.
La dernière enquête de la Banque centrale européenne (BCE) a révélé un resserrement de l’accès au crédit par les banques de la zone euro au cours du premier trimestre 2026. Cette tendance devrait se poursuivre au cours du trimestre suivant, principalement en raison de la flambée des prix de l’énergie et des coûts de financement résultant du conflit en cours impliquant l’Iran. Il convient de noter que ce resserrement a précédé toute hausse potentielle des taux d’intérêt par la BCE, indiquant que l’impact de la guerre sur les conditions de financement se faisait déjà sentir.
Critères d’octroi de prêts plus stricts
Les résultats de l’enquête ont mis en évidence un resserrement plus marqué que prévu des critères d’octroi de prêts, en particulier pour les entreprises.
La BCE a attribué cette tendance à une perception accrue des risques économiques et à une tolérance au risque réduite parmi les banques. Plus précisément, les développements géopolitiques et les fluctuations du marché de l’énergie ont été cités comme les principaux facteurs de cette pression au resserrement.
Resserrement prévu à l’avenir
Pour l’avenir, les banques prévoient un resserrement supplémentaire et plus marqué des normes de crédit pour la période d’avril à juin. La demande de prêts a connu une légère baisse au premier trimestre, contrairement aux prévisions initiales des banques. Cette baisse a été largement attribuée à la réduction des investissements par les entreprises, bien que certaines aient utilisé des prêts pour reconstituer leurs stocks.
L’enquête de la BCE a également noté que la hausse des prix de l’énergie a alimenté une demande accrue de liquidités de la part des entreprises, tandis que l’incertitude accrue et le report des investissements ont contribué à freiner la demande de prêts.
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