Principaux renseignements
- Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque nationale de Belgique, déconseille de réagir immédiatement à la hausse des prix du pétrole due au conflit au Moyen-Orient.
- Une réponse mesurée, fondée sur l’analyse des données, guidera les éventuels ajustements de politique monétaire en fonction de la persistance des prix.
- La BCE surveille de près les anticipations inflationnistes du public tout en prévoyant un retour à son objectif de 2 pour cent d’ici 2028.
Wunsch estime qu’il est prématuré de réagir à la récente flambée des prix du pétrole déclenchée par le conflit au Moyen-Orient. Il a souligné que les décideurs politiques doivent analyser attentivement la situation et déterminer la marche à suivre appropriée si la hausse des prix de l’énergie persiste. Tout en reconnaissant que la hausse des prix du pétrole pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique, Wunsch anticipe un effet inflationniste net.
Une réponse mesurée
Il a souligné l’importance d’une réponse mesurée, affirmant qu’il serait imprudent de prendre des décisions hâtives sur la base des fluctuations à court terme du marché. Il préconise plutôt une approche fondée sur les données, suggérant que la BCE utilisera ses modèles pour évaluer les conséquences à long terme du maintien des prix élevés de l’énergie.
L’escalade du conflit a alimenté les craintes inflationnistes, incitant les traders à réévaluer leurs anticipations concernant de nouvelles baisses des taux d’intérêt par la BCE cette année. Certains analystes prévoient même un éventuel resserrement monétaire. Les banques centrales, y compris la BCE, ignorent généralement les fluctuations temporaires des prix, mais elles restent vigilantes quant au risque d’influencer les anticipations inflationnistes des consommateurs.
Surveillance des perceptions de l’inflation
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a récemment souligné la nécessité de surveiller les perceptions du public en matière d’inflation, qui restent élevées malgré des prévisions suggérant une légère sous-performance des hausses de prix cette année et l’année prochaine. La BCE prévoit un retour à son objectif d’inflation de 2 pour cent d’ici 2028. Ces perspectives ont rassuré la plupart des responsables quant à l’orientation actuelle de la politique monétaire ; néanmoins, ils soulignent l’importance de la flexibilité et de l’adaptabilité pour répondre aux incertitudes futures.
Faisant écho à l’opinion de Wunsch, Gabriel Makhlouf, son homologue irlandais, estime qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions. Il reconnaît que la situation fera l’objet de discussions lors de leur prochaine réunion. Makhlouf a également souligné l’incertitude à laquelle sont confrontées les entreprises en matière de décisions d’investissement en raison des événements géopolitiques récents, soulignant la nécessité d’une attention particulière et d’une réflexion approfondie. (fc)
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