Principaux renseignements
- Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un prêt de 8,1 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) à l’Ukraine afin de soutenir la stabilité financière du pays.
- L’Ukraine a obtenu le report des conditions de prêt plus strictes initialement imposées par le FMI.
- Les versements futurs du prêt dépendent de l’adoption par l’Ukraine de modifications législatives visant à formaliser son économie.
Le FMI a donné son accord définitif pour un prêt de 8,1 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) à l’Ukraine. Ce financement sera versé par tranches jusqu’en 2029, la première tranche de 1,5 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) étant disponible immédiatement.
Stabilité financière
L’Ukraine dépend d’un soutien financier extérieur constant pour maintenir la stabilité de ses finances publiques. L’accord initial conclu entre l’Ukraine et le FMI en novembre 2025 prévoyait des conditions plus strictes. Il s’agissait notamment d’adopter une législation visant à introduire des taxes impopulaires comme condition préalable à l’octroi du prêt.
Cependant, en raison d’une grave crise énergétique exacerbée par les attaques russes et la résistance des législateurs, l’Ukraine a réussi à négocier avec le FMI un report de ces exigences.
S’attaquer aux obstacles de longue date
Les tranches suivantes du prêt sont subordonnées à l’adoption par le Parlement ukrainien de modifications législatives spécifiques. Celles-ci comprennent l’augmentation des taxes sur les commerçants en ligne et les colis de consommation importés, ainsi que la modification de la taxe sur la valeur ajoutée pour les travailleurs indépendants. L’objectif est d’encourager une plus grande transparence et une formalisation de l’économie ukrainienne.
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a souligné que ce programme vise à s’attaquer aux obstacles de longue date à la croissance en Ukraine. Il s’agit notamment de lutter contre la corruption, de promouvoir l’activité économique formelle, de réduire l’évasion fiscale, de réformer les marchés de l’énergie et de renforcer les infrastructures des marchés financiers.
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