Principaux renseignements
- Le ministre des Finances du Canada admet que le maintien des échanges commerciaux avec les États-Unis nécessitera probablement un niveau de base de droits de douane.
- La nouvelle politique tarifaire du président Trump vise à remplacer les recettes fiscales provenant de l’impôt sur le revenu par des fonds générés par les droits de douane internationaux.
- Pour réduire sa dépendance aux États-Unis, le Canada veut fortement développer ses exportations vers les marchés non américains.
Le ministre des Finances du Canada reconnaît que la suppression des droits de douane américains est improbable. Il suggère qu’un droit de douane de base pourrait être le coût inévitable pour le Canada afin de maintenir ses relations commerciales avec les États-Unis. C’est ce qu’il déclare dans une interview accordée à la BBC.
Nouvelle réalité commerciale
Ce point de vue a émergé à la suite du discours sur l’état de l’Union du président Trump, dans lequel il a proposé de remplacer l’impôt sur le revenu par des droits de douane comme principale source de revenus pour les États-Unis.
La déclaration du ministre des Finances rejoint les récentes déclarations du responsable américain du commerce, qui a indiqué que le Canada devait accepter une certaine augmentation des droits de douane s’il souhaitait continuer à faire des affaires avec les États-Unis.
Naviguer dans la politique tarifaire de Trump
Cette position fait suite à l’imposition par le président Trump d’un droit de douane mondial de 10 pour cent en vertu d’une loi rarement utilisée, connue sous le nom de section 122, après que la Cour suprême ait rejeté sa précédente politique tarifaire générale.
Le ministre des Finances du Canada estime que la communauté internationale comprend désormais que l’accès au marché américain a un prix. Il soutient que le Canada paie actuellement le prix le plus bas par rapport aux autres pays.
À la recherche de marchés alternatifs
Bien que le Canada bénéficie d’exemptions tarifaires conformes à l’AEUMC, il reste soumis à des droits de douane plus élevés sur certains produits spécifiques tels que l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre résineux. Le responsable américain du commerce a suggéré que des négociations visant à augmenter légèrement les droits de douane sur les importations canadiennes en échange d’un meilleur accès au marché américain, en particulier dans des secteurs tels que les produits laitiers, pourraient être fructueuses.
Compte tenu de ces tensions commerciales, le premier ministre canadien s’est fixé pour objectif de doubler les exportations hors États-Unis au cours de la prochaine décennie, en mettant l’accent sur des industries telles que la métallurgie et l’automobile.
Impact des contestations judiciaires
Les États-Unis restent le principal partenaire commercial du Canada, représentant environ 75 pour cent des exportations canadiennes. Le récent changement de position du Canada sur les droits de douane américains fait suite à une décision de la Cour suprême qui a jugé illégale la précédente politique tarifaire radicale du président Trump.
Le président Trump a réagi à cette décision en mettant en œuvre un nouveau droit de douane mondial de 10 pour cent, en vertu de l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974. Cette loi confère au président le pouvoir d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 15 pour cent pendant une période de 150 jours, après quoi l’approbation du Congrès est requise.
Droits de douane comme source de revenus
Le président Trump a exprimé sa conviction que ces droits de douane, payés par les pays étrangers, remplaceront à terme l’impôt sur le revenu, allégeant ainsi la charge financière qui pèse sur les citoyens américains. Il a fait cette déclaration lors de son discours annuel devant le Congrès.
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