Iran propose des concessions nucléaires en échange d’un allègement des sanctions par les États‑Unis


Principaux renseignements

  • L’Iran propose des concessions sur son programme nucléaire afin d’obtenir un allègement des sanctions et la reconnaissance de son droit à l’enrichissement.
  • Malgré des compromis tels que la dilution de l’uranium et la participation à un consortium régional, de profondes divisions subsistent entre l’Iran et les États-Unis.

L’Iran s’est déclaré prêt à faire des concessions concernant son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions américaines et de la reconnaissance de son droit à enrichir de l’uranium, rapporte Reuters. Ces concessions potentielles interviennent alors que les tensions entre les deux pays s’intensifient, avec des spéculations sur une possible frappe militaire américaine imminente.

Compromis sur la table

Le prochain cycle de négociations est prévu jeudi à Genève, après le succès des négociations indirectes facilitées par Oman.

Si les deux parties restent divisées sur la portée et le calendrier de la levée des sanctions, l’Iran propose de nouveaux compromis pour combler le fossé. Ceux-ci comprennent l’envoi potentiel de la moitié de son uranium hautement enrichi à l’étranger, la dilution du reste et la participation à un consortium régional d’enrichissement.

En contrepartie, l’Iran souhaite que les États-Unis reconnaissent son droit à l’enrichissement nucléaire à des fins pacifiques et lèvent les sanctions économiques. En outre, l’Iran a proposé aux entreprises américaines de participer en tant que sous-traitants à ses industries pétrolières et gazières, suggérant ainsi un potentiel d’avantages économiques mutuels.

Des obstacles subsistent

Malgré ces concessions, des obstacles importants subsistent. Les États-Unis considèrent l’enrichissement iranien comme une voie potentielle vers l’arme nucléaire, ce que Téhéran nie rechercher. En outre, Washington exige des restrictions sur les missiles balistiques à longue portée de l’Iran et la fin de son soutien aux groupes régionaux qui agissent par procuration, questions que l’Iran n’est pas disposé à discuter.

Les deux parties reconnaissent la possibilité de parvenir à un accord provisoire, mais soulignent la nécessité d’un « calendrier logique » pour la levée des sanctions. Si l’Iran recherche une solution diplomatique, il s’est également préparé à un éventuel conflit militaire, ce qui souligne la précarité de la situation.

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