3 facteurs qui empêchent la reprise totale des activités dans les entreprises belges

Le confinement n’est pas encore fini en Belgique, et sa prolongation jusqu’en mai sera surement annoncé ce mercredi soir par la Première ministre. Cependant, plusieurs industries, notamment automobiles, ont déjà annoncé qu’elles reprendraient leur activité après les vacances de Pâques.

Une réouverture serait totalement légale, tant que les mesures de sécurité sanitaires sont respectées. Même si le CEO de la Sonaca, Bernard Delvaux, a déclaré au journal L’Echo que sa production pourrait bientôt atteindre à nouveau la pleine capacité, il existe 3 gros facteurs qui pourraient limiter les activités des entreprises.

1. Les mesures de sécurité

Pour que les travailleurs puissent revenir sur les lieux du travail, les employeurs doivent pouvoir assurer leur sécurité. Cela implique, entre autres, d’imposer une distance sociale entre les employés et mettre à disposition de quoi se laver les mains et nettoyer son plan de travail.

Dans les usines, c’est toute l’organisation de la production qu’il faut repenser. A la Sonaca, des vitres plexiglas ont, par exemple, été installées sur les postes de travail qui ne permettaient pas le social distancing. Les investissements sont obligatoires si les usines veulent reprendre les activités.

En outre, ce remaniement peut provoquer certaines pertes de productivité à la marge car l’installation est un peu moins optimale.

2. Le manque de marchandises

La crise du coronavirus paralyse les activités partout dans le monde. Cela pose d’importants problèmes sur la chaîne de production.

Dans l’entreprise Volvo à Gand, certains composants indispensables à la production viennent de Chine et accusent un important retard. Cependant, les produits chinois ne devraient pas être ceux qui posent le plus de problème vu que les activités industrielles reprennent petit à petit dans le pays.

Par contre, le confinement dans les autres pays asiatiques, mis en place récemment, pourrait créer de nouveaux retards dans les livraisons.

3. La baisse de la demande

Si la chaîne de production a quelques soucis en amont, elle en a aussi en aval. L’économie tourne au ralenti et la demande dans certains secteurs a fameusement chuté.

La vente de nouvelles voitures est actuellement à l’arrêt en Belgique, mais aussi dans le reste du monde. L’incertitude autour de l’avenir économique ne pousse pas la population à faire de gros achat actuellement.

C’est aussi un problème pour les sociétés belges qui produisent des composants pour de plus grosses entreprises étrangères. C’est, par exemple, le cas de la Sonaca, dont l’un des plus gros clients est Airbus. La crise dans le secteur aérien a obligé la société française à diminuer drastiquement sa production.

Les deux derniers facteurs qui rentrent en jeu sont totalement indépendants des décisions prises par la Belgique sur le confinement. Tout dépendra de la reprise au niveau international. Cependant, plusieurs entreprises belges pensent qu’un retour au travail rapide permettra à la Belgique de conserver ses parts de marché dans certains secteurs économiques.

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