Principaux renseignements
- Les États-Unis réaffirment son soutien à la souveraineté japonaise sur les Territoires du Nord, objet d’un litige.
- La visite historique du président russe Vladimir Poutine dans ces îles a mis à rude épreuve les relations diplomatiques entre la Russie et le Japon.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme que la Russie est en train de perdre son avantage stratégique et subit de lourdes pertes en effectifs en Ukraine.
Le gouvernement américain a réaffirmé son soutien aux revendications territoriales du Japon sur les îles du Nord, objet d’un litige, à la suite d’une visite historique du président russe Vladimir Poutine. Jeudi, le président russe s’est rendu dans la chaîne de montagnes Habomai, ainsi qu’à Shikotan, Kunashir et Iturup, visitant ainsi ces territoires pour la première fois depuis plus de 25 ans. Alors que la Russie administre ces îles dans le cadre de la région de Sakhaline, Tokyo continue d’affirmer qu’elles appartiennent au Japon.
Soutien des États-Unis
L’ambassadeur américain au Japon, George Glass, a exprimé sur les réseaux sociaux le soutien de Washington au Japon. Il a souligné que les États-Unis continuaient de reconnaître la souveraineté japonaise sur les territoires contestés. Selon Glass, de telles actions provocatrices menacent la stabilité et la paix dans la région indo-pacifique, où le partenariat entre les États-Unis et le Japon est essentiel à la prospérité régionale.
Réaction de Tokyo
Le gouvernement japonais a réagi vivement à cette visite. La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré que le droit international et les preuves historiques démontraient que ces îles faisaient depuis toujours partie du territoire japonais. Takaichi a qualifié la présence du dirigeant russe sur place d’offense inacceptable envers le peuple japonais. Le gouvernement a donc averti que cet incident entraverait le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Ces tensions ont conduit le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, à convoquer l’ambassadeur russe, Nikolai Nozdrev, afin de lui adresser une réprimande officielle.
La défiance de la Russie
Moscou a toutefois rejeté ces plaintes. Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les objections de Tokyo de juridiquement infondées et politiquement insultantes, et a accusé le Japon de vouloir réécrire l’histoire. De plus, Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité, a affirmé que les îles Kouriles resteraient à jamais russes. Il a également mis en garde contre de graves conséquences pour ceux qui ne partagent pas cet avis.
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