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Va-t-on bientôt recevoir de l’argent pour aller à la pompe ?

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19/04/2020 | Ruben Van Lent | 4 min de lecture

Isopix

Le prix du pétrole est descendu en dessous des 20 dollars le baril cette semaine, une première en 22 ans. Chaque semaine, malgré les annonces d’accords, le prix du baril se rapproche dangereusement de zéro, voire même en dessous. Le gaz et l’électricité font face au même phénomène: une chute vertigineuse de la demande. Qu’est-ce que cela peut signifier pour vous ?

L’Opep+ et la Russie ont conclu un récent accord qui devait rassurer les marchés en limitant la production de pétrole. L’offre est pour le moment beaucoup trop importante, ce qui fait fatalement chuter les prix. L’épidémie immobilise les voitures, mais aussi les industries. Les producteurs de pétrole doivent même stocker leurs surplus en mer sur d’énormes navires.

Et la demande ne va pas augmenter de sitôt. Ce qui ne rend pas farfelu le scénario d’un prix du baril proche de zéro, voire négatif. Oui, le stockage coûte cher aux producteurs, plus cher que de donner du pétrole par exemple. Si cher qu’ils pourraient même être amenés à payer pour qu’on les débarrasse de ce pétrole excédentaire. Le gaz a le même problème.

Énergies vertes

L’offre et la demande s’appliquent également à l’électricité. Une offre excédentaire entraine une baisse des prix. Mais le principe est un petit peu différent. Les prix pourraient devenir négatifs s’il y a par exemple une grande quantité d’énergie verte disponible. On sait aussi que les centrales nucléaires ne peuvent pas être arrêtées du jour au lendemain par un claquement de doigts, et il est toujours très difficile de stocker de l’électricité. Du coup, même constat: les producteurs voudront s’en débarrasser.

Là aussi, les prix pourraient descendre en dessous de zéro. On peut du coup imaginer que les producteurs d’électricité payent de grands groupes industriels pour rééquilibrer le marché de la consommation.

Les prix de l’électricité qui chutent, ce n’est pas neuf, ça arrive plusieurs fois par an, le week-end ou les jours fériés, lorsque la plupart des gros consommateurs d’électricité sont fermés. En ces temps d’épidémie, c’est tous les jours dimanche. L’inquiétude grandit dans ce secteur et on peut le comprendre.

Effets

Mais concrètement, cette chute des prix à zéro voire en dessous aura-t-il un effet direct pour les consommateurs ? On préfère vous prévenir tout de suite: si vous n’êtes pas un gros consommateur, vous ne serez donc jamais payé pour consommer de l’essence, du mazout, du gaz ou de l’électricité.

Pour l’essence par exemple, il existe chez nous un système de cliquet qui en en cas de forte baisse ou forte hausse est compensé par des accises au profit du portefeuille de l’État. À la pompe, vous ne verrez donc jamais de prix négatifs.

Pour l’électricité, vous payer un prix au kilowattheure qui est fixe. Aucun contrat ne prend en compte la fluctuation des prix. Par contre, c’est sans doute le moment pour songer à changer de fournisseur d’énergie.

Source: BusinessAM


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