Va-t-on bientôt pouvoir faire du shopping sur rendez-vous? ‘Une bonne chose pour la santé publique et pour la survie du secteur’


Depuis ce lundi 2 novembre, tous les magasins dits ‘non-essentiels’ sont fermés chez nous. Une mesure qui est censée durer jusqu’au 13 décembre. L’organisation Mode Unie (Unizo) pense avoir trouvé la parade: le shopping sur rendez-vous.

Les commerces non-essentiels, dont font partie les magasins de mode, peuvent toujours organiser des enlèvements de commande dans leur boutique. Mais ça ne suffira pas à sauver une situation financière plus qu’alarmante. Après avoir déjà dû fermer leurs portes pendant huit semaines au printemps en raison du premier confinement, ils avaient vécu un été peu enthousiasmant, avant de connaître des mois de septembre et d’octobre guère plus réjouissants.

Une solution à un double problème

Afin que ces commerces puissent entregistrer quelques rentrées financières avant les soldes de janvier, Mode Unie (branche d’Unizo qui défend spécifiquement les intérêts des détaillants de mode indépendants) demande au gouvernement d’autoriser les magasins à organiser des séances de shopping sur rendez-vous. Et ce, dès le 1er décembre. Cela profiterait, évidemment, aux commerçants. Mais cela constituerait aussi une mesure positive en vue de ne pas empirer la situation sanitaire.

‘Si les boutiques ne sont pas autorisées à rouvrir avant le 13 décembre, soit à peine deux semaines avant Noël et le Nouvel An, il y aura un double problème. D’une part, les rues commerçantes feront la une des journaux, car tout le monde voudra aller acheter ses cadeaux, avec tous les risques que cela comporte pour la santé publique. D’autre part, les boutiques manqueront deux des plus importantes semaines de ventes de la saison hivernale et il n’en restera que deux à pleine marge avant le début des soldes d’hiver, le 2 janvier. Marge dont les boutiques ont désespérément besoin pour ne pas faire faillite’, explique Isolde Delanghe, directrice de Mode Unie, sur le site de l’organisation.

La balle dans le camp des autorités

Si Mode Unie espère que sa demande sera entendue, l’organisation précise toutefois que sa solution ne s’avérera pas miraculeuse. Quoi qu’il advienne, 2020 sera une année pourrie pour les magasins de vêtements.

‘Le gouvernement peut encore changer le fait que les chiffres du secteur de la mode finissent par être dans rouge ou dans le rouge foncé’, précise Isolde Delanghe.

Lorsqu’il avait présenté les nouvelles mesures sanitaires, Alexander De Croo avait indiqué qu’une révision de la situation aurait lieu début décembre. Avant cette date, Mode Unie compte présenter son plan à la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) et au ministre des Indépendants David Clarivnval (MR).