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‘Une grande partie des études médicales, peut-être la moitié, pourrait être fausse’

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01/06/2015 | Arnaud Lefebvre | 3 min de lecture

« Que les rédacteurs en chef des deux revues médicales les plus prestigieuses au monde, Lancet et le New England Journal of Medicine, écrivent publiquement que la corruption sape la science est particulièrement frappant », écrit Zerohedge.

Le mois dernier, le rédacteur de Lancet, Richard Horton, écrivait :

« Une grande partie de la littérature scientifique, la moitié peut-être, pourrait être tout simplement fausse. Affaiblie par des études avec de petits échantillons, des effets minuscules, des analyses exploratoires invalides, des conflits d’intérêts flagrants, le tout cumulé à une obsession en ce qui concerne la poursuite des tendances à la mode d’une importance douteuse, la science a pris un virage vers l’obscurité. Et comme l’a bien dit un responsable « de mauvaises méthodes aboutissent à des résultats ». L’Académie des sciences médicales, le Conseil de la recherche médicale et le Conseil de recherche en sciences biotechnologiques et biologiques ont joué leur réputation lors d’une enquête sur ces pratiques douteuses. L’endémicité apparente de la mauvaise conduite de la recherche scientifique est alarmante. Lors de leur quête de narration d’une histoire convaincante, les scientifiques sculptent trop souvent les données pour s’adapter aux théories mondiales favorites. Ou alors ils renouvellent leurs hypothèses pour qu’elles répondent aux données. Les rédacteurs en chef doivent être également critiqués. Nous aidons et encourageons les pires comportements. Notre acceptation des facteurs d’impact engendre une concurrence malsaine pour remporter une place au sein d’un nombre restreint de revues ».

Selon Horton, les universités et les procédures nationales d’évaluation figurent également parmi les coupables. Les scientifiques ont aussi leur part de responsabilité car ils font peu pour modifier cette culture de la recherche qui vire parfois à l’erreur.

En 2009, le Dr. Marcia Angell, rédactrice en chef du New England Journal of Medecine, écrivait qu’il était pratiquement impossible de croire aux recherches scientifiques publiées. Dans un essai, Angell explique que les compagnies pharmaceutiques, les départements universitaires et les groupes médicaux qui établissent des critères pour les diagnostics et les traitements sont souvent corrompus et affectés par les conflits d’intérêts.

« La corruption ne se limite pas aux domaines médicaux et scientifiques. Elle est devenue systémique au sein de chaque profession », conclut Zerohedge.

 


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