Une deuxième Terre devrait être découverte dans moins de dix ans

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Selon l’Agence spatiale européenne (ESA), nous devrions découvrir une planète semblable à la Terre ‘dans les dix prochaines années’

Les exoplanètes, c’est le nouveau domaine de prédilection de la NASA. Avec son télescope TESS, elle peut observer le ciel à la recherche de mondes extraterrestres. Celui-ci devrait trouver des dizaines de planètes de la même grandeur que notre planète et jusqu’à 500 astres de près de deux fois la taille de la Terre, indique le site Business Insider France. Mais la découverte ultime, ce serait bien celle d’une planète semblable à la nôtre, tournant autour d’une étoile solaire.

Pas besoin d’attendre une éternité pour en arriver jusque-là. Selon Guenther Hasinger, directeur du programme scientifique de l’ESA, ‘cela devrait se produire dans les dix prochaines années’. ‘Nous aurons une poignée de vraies planètes comme la Terre et ça représentera quelque chose comme le Saint Graal pour la recherche dans le domaine des exoplanètes’, déclare-t-il.

Planète habitable

Tout se jouera dans l’étape de caractérisation des exoplanètes situées dans la zone dite ‘habitable’, c’est-à-dire: ‘avoir potentiellement la température adéquate qui permet l’existence d’eau liquide’, indique Jean Schneider, astronome de l’Observatoire de Paris et spécialiste des exoplanètes.

Qui dit habitable ne dit toutefois pas forcément habitée. ‘La question de l’habitabilité est très difficile. Nous avons déjà découvert des planètes qui sont situées à la distance adéquate de leur étoile pour que l’eau liquide puisse s’y trouver en principe, mais ces planètes sont autour d’étoiles naines rouges [qui] émettent beaucoup de rayons X et UV. Créant donc des conditions difficiles pour que la vie telle qu’on la connaît ici puisse exister’, explique Schneider.

Les fantasmes de science-fiction doivent donc être tempérés. Mais au-delà du ‘Saint Graal’ d’une deuxième Terre, de telles recherches permettront aussi de mieux appréhender le fonctionnement de notre propre système solaire. ‘En regardant de nombreuses planètes différentes dans d’autres systèmes solaires, […] nous comprendrons mieux pourquoi, par exemple, Vénus est devenue la planète qu’elle est actuellement et pourquoi Mars a perdu son eau’, explique le directeur du programme scientifique de l’ESA.

Le point commun entre ces deux planètes? Elles abritaient autrefois de nombreux éléments semblables à ce que l’on trouve aujourd’hui sur Terre… Avant de devenir inhabitables. Que s’est-il donc passé? ‘Vénus s’est transformé en une planète ultra chaude, où la surface est tellement brûlante que tout y fond, avec une pression écrasante de 93 bars’, indique la chercheuse Laura Kerber de la NASA.

Quant à Mars, on sait qu’elle est aujourd’hui froide et aride, tout le contraire d’il y a des milliards d’années. Si vous en doutez encore, vous pouvez toujours voyager avec Elon Musk et ses projets de colonisation de la planète rouge avec SpaceX… Enfin, sauf si le coronavirus en décide autrement d’ici-là.

Dans ses objectifs de la décennie, la NASA devrait en outre lancer PLATO (PLAnetary Transits and Oscillations of stars) fin 2026, un observatoire spatial qui doit trouver et étudier des exoplanètes de type terrestre. À défaut de trouver un traitement pour notre Terre, on pourra toujours aller voir ailleurs.

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