Principaux renseignements
- Bien que deux PME sur trois planifient leurs congés en temps utile et de manière structurée, plus d’un quart d’entre elles (26 %) ont chaque année des difficultés à assurer la continuité de leurs activités pendant les vacances scolaires.
- La pression liée à la charge de travail augmente souvent pendant l’été malgré une main-d’œuvre réduite.
- La flexibilité interne et le recours à des étudiants permettent de combler les lacunes opérationnelles critiques.
Une étude récente menée par SD Worx auprès de 448 petites et moyennes entreprises (PME) belges en juin 2026 révèle que la saison estivale reste un défi organisationnel complexe. Alors que 65 pour cent de ces entreprises — et 73 pour cent en Flandre — gèrent leurs calendriers de congés de manière structurée et en temps utile, une part importante d’entre elles rencontre encore des difficultés. Environ 26 pour cent des PME ont du mal à assurer la continuité de leurs activités pendant les vacances scolaires, et 21 pour cent considèrent que la gestion des effectifs pour juillet et août est un combat de tous les ans.
Tensions sur le lieu de travail
L’impact de ces défis se fait sentir tant en interne qu’en externe. Pour 15 pour cent des entreprises, les pénuries de personnel entravent directement leur capacité à servir leurs clients. De plus, les frictions interpersonnelles constituent une source de préoccupation, puisque 20 pour cent des entreprises font état de conflits ou de tensions au sein de leur personnel concernant les demandes de congés.
Le mythe du ralentissement estival
L’idée d’un ralentissement estival est souvent irréaliste. Alors que 39 pour cent des PME connaissent une baisse de leur charge de travail, 41 pour cent sont en réalité confrontées à une pression accrue.
Anneleen Verstraeten, conseillère juridique chez SD Worx, note que, puisque le volume de travail ne diminue pas nécessairement alors que les effectifs disponibles se réduisent, il ne suffit pas d’avoir un plan ; il est essentiel de mettre en place des accords de remplacement clairs pour assurer la stabilité.
Stratégies internes pour assurer la continuité
Pour pallier les pénuries de personnel, la plupart des entreprises recherchent d’abord des solutions internes. L’approche la plus courante consiste à ajuster les charges de travail ou les horaires, une mesure utilisée par 31 pour cent des entreprises.
Par ailleurs, 23 pour cent transfèrent des employés d’une équipe à l’autre, et 17 pour cent ont recours aux heures supplémentaires — un chiffre qui atteint 24 pour cent parmi les PME flamandes. Mme Verstraeten souligne que la flexibilité interne, telle que la redistribution des responsabilités, est le principal outil permettant d’assurer la continuité de la production et des services.
Faire appel à des étudiants
Lorsque les mesures internes échouent, les PME se tournent vers une aide externe, les étudiants salariés constituant le choix le plus populaire avec 23 pour cent. Parmi les autres options figurent les partenaires externes (10 pour cent), les travailleurs flexibles (9 pour cent) et le personnel intérimaire (8 pour cent).
La capacité à gérer ces pics varie en fonction de la taille de l’entreprise. Les petites entreprises de moins de cinq salariés ont rarement recours aux étudiants salariés (14 pour cent). Cependant, ce recours augmente considérablement à mesure que les entreprises grandissent : plus de 60 pour cent des PME employant entre 50 et 249 personnes font appel à des étudiants pour combler les absences. Cela suggère que les grandes PME disposent de davantage de ressources pour gérer les absences sans perturber leurs activités quotidiennes.
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(ns)

