Un nouvel accord international pour la sécurité des travailleurs de l’industrie textile

Les marques et enseignes de l’habillement signataires de « l’Accord Bangladesh », conclu en 2013 après l’effondrement du Rana Plaza, et les organisations syndicales se sont accordées sur la nécessité d’instaurer un nouvel accord pour la sécurité des bâtiments et la prévention des incendies dans les usines de fabrication de vêtements.

Les plateformes achACT et la Schone Kleren Campagne, représentantes du réseau international Clean Clothes Campaign en Belgique, saluent mercredi cet « engagement fort pour la sécurité des travailleurs de l’industrie mondialisée de l’habillement ».

L’Accord Bangladesh arrivait à échéance le 31 août et le nouveau texte maintient ses éléments essentiels, notamment la force exécutoire des engagements des marques, un mécanisme de surveillance indépendant, l’obligation pour les marques et enseignes de payer aux fournisseurs des prix suffisants pour soutenir des lieux de travail sûrs et l’obligation de cesser de faire affaire avec toute usine qui refuse de fonctionner en toute sécurité.

Une avancée saluée à l’international

Le nouvel accord permet également l’expansion des mesures à d’autres pays, où la vie des travailleurs reste en danger. La situation dans des usines de confection de vêtements au Pakistan, au Maroc ou en Égypte est notamment pointée du doigt.

« Nous nous réjouissons des résultats de cette négociation et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que le plus grand nombre de marques et enseignes de l’habillement s’approvisionnant au Bangladesh signent ce nouvel accord, y compris les entreprises belges actives dans ce secteur », ajoute Sanna Abdessalem, coordinatrice d’achACT. Selon les organisations, depuis 2013, l’Accord Bangladesh a permis de réelles avancées pour la sécurité de près de deux millions de travailleuses et travailleurs au Bangladesh.

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