Un Etat australien se dote de caméras pour détecter l’emploi du téléphone au volant

Un homme utilise son téléphone au volant
Flickr/ Lord Jim

Dans l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud, on a introduit ce weekend des “caméras de détection haute définition », capables de repérer les conducteurs utilisant illégalement leur téléphone au volant. Il s’agit d’une première mondiale, selon les autorités de cet État.

Il est possible de téléphoner en voiture en Nouvelle-Galles du Sud, mais à condition d’utiliser un kit mains-libres. Mais les manipulations de son smartphone pour consulter son compte sur les médias sociaux, effectuer des appels vidéo, prendre des photos, ou écouter des podcasts ou de la musique pendant la conduite ne sont légales qu’en situation de stationnement. 

Une intelligence artificielle et un contrôle humain

Andrew Constance, ministre des routes de Nouvelle-Galles du Sud, explique que le système repose sur des  « caméras fixes et mobiles montées sur remorques ». Elles recourent à l’intelligence artificielle pour examiner les images filmées, et détecter l’utilisation par les automobilistes de leur smartphone alors qu’ils sont en train de conduire. Les images identifiées comme étant celle d’un conducteur contrevenant à l’interdiction d’utiliser un téléphone au volant feront l’objet d’une vérification par des agents. 

Pendant les trois premiers mois, les contrevenants ne recevront qu’une lettre d’avertissement. Mais au terme de cette première phase, ils s’exposeront à une amende qui pourra atteindre 344 dollars australiens, et même 457 dollars australiens si l’infraction a été commise à proximité d’une école. Dans tous les cas, ils se verront appliquer des points de pénalité sur leur permis de conduire.

100 000 conducteurs utilisant leur téléphone au volant repérés

Les autorités ont indiqué qu’au cours des essais de cette technologie au début de l’année, 100 000 conducteurs avaient été identifiés en train d’utiliser leur téléphone au volant. 

Au cours des trois prochaines années, 45 caméras mobiles seront ainsi disposées dans tout l’État. Les sites de leur installation ne seront pas révélés ; de même, aucun panneau n’avertira les conducteurs de leur présence. 

Depuis le début de cette année, les accidents de la circulation ont fait 329 victimes sur les routes de Nouvelle-Galles du Sud. L’État entend réduire de 30 % ce nombre d’ici 2021.