Un agriculteur belge déplace la frontière et agrandit notre pays

Image d’illustration (Jed Owen/Unsplash)

Une blague du film Rien à déclarer est devenue réalité. Un Belge a déplacé la limite de la frontière entre la France et la Belgique. Mais contrairement à Benoît Poelvoorde qui déplaçait la borne volontairement, l’agriculteur belge l’a fait pour des questions plus pratiques que politiques. Mais il a toutefois réussi à agrandir notre pays de deux mètres!

Un passionné d’histoire de Bousignies-sur-Roc en France faisait une balade en campagne quand il a remarqué que la pierre établissant la limite entre la France et la Belgique avait été déplacée. Elle se trouvait en France à 2,29 mètres de son point d’origine. Notre pays était ainsi symboliquement plus grand.

Un fermier belge aurait été ennuyé par la pierre, car elle bloquait le chemin pour son tracteur. Il l’aurait alors simplement déplacée pour avoir plus de places pour effectuer ses manœuvres.

La frontière terrestre de 620 kilomètres entre la Belgique (à l’époque, le Royaume Uni des Pays-Bas) et la France a été établie par le traité frontalier de Courtrai du 28 mars 1820 après la défaite de Napoléon à Waterloo cinq ans plus tôt.

‘Il (le fermier) a agrandi la Belgique et a rapetissé la France, ce qui n’est pas la meilleure idée’, a déclaré David Lavaux, bourgmestre d’Erquelinnes, à la chaîne de télévision française TF1. ‘J’étais content, ma ville était plus grande’, a-t-il ajouté en souriant, ‘mais la maire de Bousignies-sur-Roc n’était pas d’accord’.

‘On devrait pouvoir éviter une nouvelle guerre frontalière’, a également plaisanté la maire du village français voisin, Aurélie Welonek, au journal français La Voix du Nord.

Les autorités locales de notre pays vont maintenant contacter l’agriculteur pour lui demander de remettre la pierre à son emplacement d’origine. S’il ne s’exécute pas, l’affaire pourrait prendre une toute autre ampleur en arrivant directement sur le bureau du ministère des Affaires étrangères.

Le bourgmestre d’Erquelinnes précise en outre que l’agriculteur pourrait être poursuivi. Mais ‘s’il fait preuve de bonne volonté, il n’aura aucun problème, nous règlerons cette affaire à l’amiable’, a-t-il déclaré au site d’information Sudinfo.

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