Tinne Van der Straeten sur la liste des invités de la mystérieuse conférence Bilderberg

L’industriel Thomas Leysen, le commissaire européen Didier Reynders et la ministre fédérale de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) sont les trois Belges figurant sur la liste des invités de la conférence Bilderberg de cette année, chargée de mystère.

La 68e réunion de Bilderberg se déroule du 2 au 5 juin à Washington, aux États-Unis. La réunion annuelle des hommes politiques, des hommes d’affaires, des universitaires et des représentants des médias d’Europe et des États-Unis est strictement secrète. Cette année, 120 participants de 21 pays ont confirmé leur présence, indique l’organisation, dont des dirigeants de l’OTAN, de la CIA et plusieurs PDG de multinationales.

À l’abri du monde extérieur, les participants discutent des questions les plus importantes du moment. Les « remaniements géopolitiques » et les « défis pour l’OTAN » figurent en tête de liste des sujets de discussion de cette année. Les critiques reprochent au groupe Bilderberg de prendre des décisions en dehors de la démocratie.

Les « maîtres de l’univers »

La présence de Leysen n’est pas surprenante. Il est un invité régulier depuis des années et est également membre du comité directeur. Dans ce rôle, le président de Mediahuis, DSM et Umicore est plus ou moins le successeur belge d’Etienne Davignon, qui a contribué à façonner les conférences Bilderberg pendant des décennies.

Le Commissaire européen à la Justice Didier Reynders est listé comme « international », ce qui indique qu’il vient en tant que « représentant » de la Commission européenne.

L’invitation adressée à la ministre fédérale de l’Énergie Van der Straeten est la plus surprenante et confirme que le club exclusif veut se débarrasser de son image de « maîtres de l’univers » et souhaite s’élargir et se féminiser.

D’autres noms familiers figurent sur la liste des participants :

  • Jens Stoltenberg (haut responsable de l’OTAN)
  • William Burns (Directeur CIA)
  • Roi Willem-Alexander (Chef d’État des Pays-Bas)
  • Mark Rutte (Premier ministre des Pays-Bas)
  • Wopke Hoekstra (ministre néerlandais des affaires étrangères)
  • Henry Kissinger (ancien secrétaire d’État américain)
  • James Baker (ancien Secrétaire d’Etat américain)
  • José Manuel Barroso (ancien président de la Commission européenne)
  • Ben Van Beurden (PDG de Shell)
  • Albert Bourla (PDG de Pfizer)
  • Thomas Buberl (PDG d’AXA)
  • Mark Carney (ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre)
  • Ralph Hamers (CEO UBS, ex-CEO ING)
  • Patrick Pouyanné (PDG de TotalEnergies)
  • Eric Schmidt (ancien PDG de Google)
  • Peter Thiel (principal investisseur de la Silicon Valley)

La règle de Chatham House

Les discussions se dérouleront selon la règle dite de Chatham House. Cela signifie que les participants peuvent utiliser les informations qu’ils reçoivent, mais ne peuvent pas en divulguer la source.

« En raison de la nature fermée de la réunion, les participants y prennent part à titre individuel et non à titre officiel, et ne sont donc pas liés par les conventions de leur fonction ou par des positions convenues d’avance », peut-on lire sur le site web du Bilderberg.

« À ce titre, ils peuvent prendre le temps d’écouter, de réfléchir et de recueillir des informations. Il n’y a pas d’ordre du jour détaillé, aucune résolution n’est proposée, aucun vote n’est effectué et aucune déclaration politique n’est faite. »

Nouvel ordre mondial

Le caractère secret de la réunion Bilderberg donne lieu à de nombreuses spéculations et théories du complot. Certains considèrent même le groupe Bilderberg et d’autres organisations similaires comme les fondateurs du Nouvel Ordre Mondial (NWO), qui voudrait prendre le pouvoir sur le monde entier.

Les signes de ce NWO sont une pyramide inachevée dont la pierre supérieure est un œil qui voit tout, au dos d’un billet de un dollar américain, et divers pentagrammes dans les plans de villes. Les organisations internationales telles que la Banque mondiale, le FMI, l’Union européenne, les Nations unies ou l’OTAN sont classées parmi les organisations fondatrices de ce Nouvel ordre mondial.

Hôtel De Bilderberg

Le nom fait référence à l’emplacement de la première réunion. La conférence a été fondée en 1954 à l’hôtel De Bilderberg à Oosterbeek, aux Pays-Bas. Ce contexte historique explique pourquoi les Pays-Bas participent avec une délégation aussi importante (roi, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères).

L’organisation Bilderberg est financée par des dons privés et les membres du pays hôte supportent les coûts de la conférence.

(CP)

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