‘La population mondiale atteindra son maximum 10 ans plus tôt que prévu’

Les rues vides de Bruxelles, l’après-midi où le confinement a été imposé. (Isopix)

Le plus gros problème démographique provoqué par la pandémie de Covid-19 ne sera pas lié aux nombreux décès, mais bien à la baisse du taux de natalité, prévient un économiste de la banque HSBC.

Selon James Pomeroy, le nombre de décès dus à la pandémie – à l’heure actuelle près de 2 millions dans le monde dont plus de 360.000 rien qu’aux États-Unis selon les chiffres de l’université Johns Hopkins – correspond à une baisse de 1,5% du taux de natalité. Or, les précédentes pandémies et autres catastrophes naturelles ou récessions laissent penser que le taux de natalité devrait baisser de 10 et 15% en 2020 et 2021, peut-on lire sur le site du magazine américain Barron’s.

En effet, l’économiste relève que pour chaque point de pourcentage d’augmentation du taux de chômage entre 2003 et 2018 aux États-Unis, le taux de natalité a baissé de 1,4%.

‘Cette génération de femmes et d’hommes en âge de procréer a maintenant traversé deux des plus grandes récessions de ces 100 dernières années’, souligne-t-il.

‘Les gouvernements devront faire face à des décisions plus difficiles’

Conséquence directe de cette chute du taux de natalité, selon James Pomeroy: la population devrait atteindre son maximum dans les années 2050 et non plus dans les années 2060. Avec à la clé un impact direct sur la croissance économique et sur le remboursement des dettes par les États.

‘Les gouvernements devront faire face à des décisions plus difficiles: augmenter les impôts (ou réduire les dépenses, voire les deux) – ce qui peut s’avérer difficile dans un contexte de vieillissement de la population, ce qui signifie que les dépenses de santé et de retraite doivent croître – ou relever considérablement l’âge de la pension’, conclut l’économiste de HSBC.